Essai d'une "nouvelle arme" pour Kim Jong Un — Corée du Nord

La Corée du Nord tire deux

Des Sud-Coréens devant un écran de télévision diffusant des images du lancement d'un missile nord-coréen à la gare de Séoul le 10 août 2019

La Corée du Nord a lancé vendredi matin deux projectiles non identifiés depuis sa côte est, a rapporté à Séoul l'état-major de l'armée sud-coréenne, ce qui laisse à penser que Pyongyang a procédé à de nouveaux essais de missiles et qu'il les multiplie depuis près de trois semaines.

L'état-major sud-coréen a indiqué que ces projectiles avaient été tirés depuis les environs de Tongchon, dans la province de Kangwon (Sud-Est), et avaient volé 230 kilomètres pour se perdre en mer du Japon, connue en Corée sous le nom de mer de l'Est.

"L'armée observe la situation pour le cas où il y aurait d'autres lancements", a ajouté l'état-major sud-coréen. L'agence avait alors parlé d'un "nouveau type d'arme tactique guidée", un "système d'arme ultramoderne", constituant "un avertissement solennel aux militaires bellicistes sud-coréens". La Corée du Nord a toujours réprouvé ces exercices annuels qu'elle considère comme une activité hostile et comme la préparation d'une future invasion de son territoire. Les deux hommes avaient alors décidé la reprise prochaine des discussions sur l'arsenal nucléaire nord-coréen, mais cette annonce ne s'est pas concrétisée jusqu'à présent.

Mais la commission nord-coréenne a accusé Séoul d'être responsable du gel actuel des discussions intercoréennes et de la non-application de "la déclaration historique de Panmunjom".

La Corée du Nord a exclu dans le communiqué publié vendredi une reprise prochaine des pourparlers avec la Corée du Sud.

Le tir effectué vendredi par la Corée du Nord, qui était l'essai d'une "nouvelle arme", a été supervisé par le dirigeant Kim Jong Un, a annoncé samedi l'agence de presse officielle KCNA.

Depuis le début de cette série d'essais, Donald Trump en a minimisé l'importance, déclarant notamment qu'il s'agissait de missiles à courte portée dont le lancement ne constituait pas une violation de ce qui a été convenu depuis le début du dialogue entre Kim Jong-un et le président américain.

Le milliardaire a raconté à une radio locale de l'Etat du New Hampshire, où il doit tenir en soirée un meeting de campagne, qu'il se trouvait dans l'avion pour la Corée du Sud, après avoir participé fin juin au sommet du G7 au Japon, lorsque lui est venue à l'esprit l'idée d'une rencontre avec Kim. Donald Trump a même critiqué, comme Kim Jong Un, les manoeuvres conjointes américano-sud-coréennes, relevant en particulier leur coût élevé.

Dernières nouvelles