Au moins 4.000 interpellations depuis la révocation de l'autonomie — Cachemire indien

Cachemire indien : le ton se durcit entre New Delhi et Islamabad

Conflit territorial indo-pakistanais : Islamabad prévient contre toute agression de New Delhi

Le président des Etats-Unis Donald Trump a insisté sur la nécessité de réduire les tensions entre l'Inde et le Pakistan au Cachemire, lors d'une conversation téléphonique lundi avec le Premier ministre indien Narendra Modi, a annoncé la Maison Blanche. Des déclarations conformes à la position traditionnelle de New Delhi, qui s'oppose aux discussions à l'ONU sur le Cachemire, considérant qu'il s'agit de ses affaires intérieures.Quelque 80.000 paramilitaires indiens supplémentaires ont été déployés dans le Cachemire indien.

Les manifestants tentaient de défiler sur l'artère principale, jetant des pierres sur la police tout en se protégeant avec des boucliers improvisés, tandis qu'un drone survolait la zone.

Imran Khan a quant à lui "exposé en détail le point de vue du Pakistan au président Trump", les deux dirigeants ayant décidé qu'"ils resteraient en contact constant", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Shah Mehmood Qureshi.

Par ailleurs, le ministre indien de la Défense Rajnath Singh a laissé entendre vendredi que l'Inde pourrait remettre en cause sa doctrine de non recours en premier à l'arme nucléaire, dans ce contexte.

"Nous essayons de briser le siège et de nous rendre dans le centre-ville mais la police recourt à la force pour nous en empêcher", a expliqué à l'AFP un manifestant. "Je crains que cette idéologie de la suprématie hindoue (...) ne s'arrête pas au Cachemire occupé par l'Inde", a ajouté le Premier ministre pakistanais, évoquant ensuite un "ciblage du Pakistan, qui est pour les suprémacistes hindous ce qu'était le Lebensraum ("espace vital", ndlr) d'Hitler".

La population n'est pour l'instant autorisée à prier que dans des mosquées plus petites afin d'éviter des rassemblements trop importants.

L'Inde a imposé des restrictions à la circulation dans la région, où le téléphone et Internet restaient coupés vendredi pour le douzième jour consécutif.

Au moins 4.000 personnes ont été interpellées au Cachemire indien depuis la révocation de l'autonomie de ce territoire par New Delhi il y a deux semaines, ont déclaré à l'AFP des sources gouvernementales, donnant pour la première fois une idée de l'ampleur des mesures prises par les autorités pour prévenir des manifestations. Un demi-million de soldats s'y trouvent déjà en temps normal. Les commerces restent en revanche fermés.

Jamais les autorités n'ont indiqué officiellement combien de personnes avaient été placées en détention depuis le début de cette crise, se contentant de confirmer l'arrestation d'une centaine de responsables politiques locaux, de militants et d'universitaires dans les tout premiers jours.

Les restrictions ont été en conséquence rétablies à la suite de ces incidents, a rapporté l'agence de presse indienne Press Trust of India (PTI), citant des fonctionnaires parlant sous couvert d'anonymat.

Avec la nouvelle Réglementation veut new Delhi, le habitée principalement par des Musulmans Domaine de plus en plus forte dans la majorité hindouiste en Inde intégrer. Un journaliste a également été interpellé mercredi soir, selon le quotidien Indian Express.

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