Afrique : la vente d'éléphants à des zoos bientôt interdite ?

Peut-on sauver les espèces menacées en durcissant les règles du commerce 

Sans la régulation adoptée par la Conférence en 1989 l’inertie planétaire aurait hâté l’extermination des éléphants

Et faute de proscription, le Zimbabwe, par exemple, a capturé et vendu plus de cent éléphanteaux bébés éléphants à des zoos chinois depuis 2012, selon Human society international (HSI).

Plus de 50 députés européens et des défenseurs de la nature ont publié ce dimanche une lettre pour que cette chasse récréative subisse la même interdiction que la chasse à but commercial des espèces menacées.Alors que les parties de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) se réunissent ce dimanche à Genève, plus de 50 députés européens et une cinquantaine d'organisations de défense de la nature appellent à interdire la chasse aux trophées ciblant des animaux en danger.La CITES interdit le commerce de plus de 1 000 espèces végétales et animales considérées comme en danger d'extinction, qui sont recensées dans son annexe 1. Dimanche, une large majorité de pays ont décidé de limiter strictement les ventes d'éléphants sauvages d'Afrique à celles destinées à maintenir les animaux dans leur environnement naturel. En effet, cette proposition a rassemblé 46 votes pour, 18 contre et 19 abstentions, et a atteint l'une des deux commissions de la majorité des deux tiers requis pour être adoptée.

Ce vote est le premier de la conférence CITES de l'ONU sur les espèces menacées qui se tient depuis samedi et jusqu'au 28 août à Genève, en Suisse.

Réagissant à l'interdiction de la vente d'éléphants aux zoos, HSI s'en est félicitée: " Cette décision va sauver un nombre important d'éléphants arrachés à leurs familles dans la nature et contraints de passer leurs vies emprisonnés dans des zoos dans des conditions médiocres ", s'est réjouie Iris Ho de ce groupe de protection animale à Washington, citée dans un communiqué. Suivant la réaction de Cassandra Koenen, responsable au sein de la société mondiale de protection des animaux (WSPA), " cette décision préliminaire affirme que les éléphants n'appartiennent pas à l'industrie du divertissement ". " C'est un pas considérable dans la bonne direction ", a-t-elle ajouté. Ils débattent de cinquante-six propositions visant à modifier le degré de protection accordé aux animaux et aux plantes sauvages.

En mai dernier, l'ONU alertait dans un rapport sur le sort d'un million d'espèces menacées de disparaître.

Créée, il y a plus de quarante ans, la Cites fixe les règles du commerce international de plus de trente-cinq mille espèces de faune et de flore sauvages et dispose d'un mécanisme qui lui permet d'imposer des sanctions aux pays qui vont déroger à ces règles.

Dernières nouvelles