Johnson réclame la suppression du "backstop", Bruxelles refuse — Brexit

Frais pénuries médicaments sperme les conséquences d’un Brexit sans accord se précisent

Sortir de l’Union européenne pourrait poser quelques problèmes aux Britanniques. Reporters

Mais l'heure tourne et Boris Johnson se rend mercredi à Berlin puis jeudi à Paris pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron afin d'essayer de les convaincre de se rallier à sa vision du Brexit, avant un sommet du G7 à Biarritz (sud-ouest de la France) en fin de semaine.

Le backstop est une assurance destinée à éviter une frontière physique sur l'île d'Irlande en attendant qu'une solution de rechange soit trouvée, écrit Donald Tusk sur Twitter. Ceux qui sont contre le " backstop " et qui ne proposent pas d'alternatives réalistes sont en réalité favorables au rétablissement d'une frontière. "Même s'ils ne l'admettent pas", a-t-il cinglé, sans nommer explicitement Boris Johnson. Et la perspective d'un Brexit dur ne fait pas l'unanimité non plus au sein du Parti conservateur de Boris Johnson.

Cette réponse européenne a provoqué une réplique toute aussi vive de Londres.

Si le traité de retrait "n'est pas rouvert et le backstop aboli, il n'y a pas de possibilité d'accord", a réagi un porte-parole de Downing Sreet.

Le "backstop" est une clause de dernier recours qui prévoit que, faute de meilleure solution à l'issue d'une période transitoire, et pour éviter le retour d'une frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, le Royaume-Uni tout entier reste dans un "territoire douanier unique" avec l'UE.

Il a été imaginé à la fois pour préserver les accords de paix de 1998, qui ont mis fin à trois décennies de violence, et l'intégrité du marché unique européen.

Mais il réaffirme aussi son refus du "backstop", assurant qu'il est "antidémocratique et porte atteinte à la souveraineté de l'Etat britannique". Mais cette lettre "ne propose pas de solution opérationnelle légale pour prévenir le retour d'une frontière dure sur l'île d'Irlande", a jugé Natasha Bertaud, une porte-parole de la Commission. L'accord de divorce que l'UE refuse de renégocier a été rejeté à trois reprises par les députés britanniques.

Dans ce courrier rendu public lundi, Boris Johnson, qui affirme vouloir quitter l'UE le 31 octobre avec ou sans accord, évoque des " arrangements " pour remplacer ce dispositif.

En outre, la position de Londres intervient après une série de mesures annoncées par Bruxelles concernant le concept de libre-circulation entre l'UE et le Royaume-Uni, en cas de Brexit sans accord.

Dans sa lettre, publiée lundi soir par ses services, il assure toutefois que son "gouvernement travaillera avec énergie et détermination à trouver un accord, c'est notre plus haute priorité". Un engagement que n'a pas manqué de noter mardi la Commission européenne, alors que les conséquences d'un saut dans le vide sont aussi redoutées de l'autre côté de la Manche.

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