Les travaux de sécurisation de Notre-Dame de Paris ont repris

Où en est le chantier de Notre-Dame

Les travaux de sécurisation de Notre-Dame de Paris ont repris

En visite ce lundi sur le chantier de Notre-Dame, le préfet de la région d'Ile-de-France Michel Cadot a confirmé la reprise des travaux, près de trois semaines après leur suspension. "Les travaux ont repris à 8h ce lundi avec une cinquantaine d'ouvriers maximum", a indiqué le ministère de la Culture contacté par l'AFP. Une reprise des travaux validée par l'inspection du travail après de multiples vérifications sur les dispositifs et protocoles mis en places pour les ouvriers. "(...) Les nouveaux moyens de décontamination installés permettent la montée en charge du chantier tout en assurant la santé des travailleurs", a ainsi souligné le préfet à l'issue de sa visite. Tout simplement de mesure de sécurité comprenant pédiluves, tenues jetables, badges d'entrée et douches qui garantissent la non-dispersion des poussières de plomb hors du chantier. Les personnes pénétrant dans le chantier doivent obligatoirement passer par une unité de décontamination.

La phase de consolidation est loin d'être terminée: il faut notamment achever de placer des cintres sous les arcs-boutants, installer des plafonds provisoires au-dessous et au-dessus de la voûte (pour pouvoir la contrôler et en dégager les gravats), démonter l'échafaudage édifié autour de la flèche, soudé par le feu. Tout cela en évitant toute chute de pierres ou tout déséquilibre qui abîmerait la structure gothique de l'édifice. Mais concrètement les travaux de restauration proprement dits ne débuteront pas avant le premier semestre 2020.

Le gigantesque chantier avait été interrompu le 25 juillet sur prescriptions de l'inspection du travail en raison des risques de contamination au plomb. Et son patron, Didier Durand, ne cache pas son impatience: "Là où je commence à bouillir, c'est que Notre-Dame de Paris n'est pas sauvée!"

Le ministère de la Culture indique pour sa part que "de nouvelles chutes de pierre des voûtes de la nef se sont très récemment produites suite à l'épisode de canicule".

L'incendie survenu le 15 avril, en détruisant la flèche, a fait fondre plusieurs centaines de tonnes de plomb, substance toxique pour l'homme, dont une partie s'est évaporée en particules dans l'atmosphère et dans les sols. Une décontamination des sols autour de la cathédrale et de plusieurs établissements scolaires a depuis lors été lancée.

Accusant les pouvoirs publics d'avoir minimisé les risques, l'association Robin des Bois a déposé une plainte contre X pour mise en danger d'autrui.

Pour la reconstruction ou non de la flèche et l'aménagement du pourtour de la cathédrale, un concours international d'architectes déterminera si un "geste architectural audacieux" ou un choix traditionnel est retenu. La plainte était toujours en cours d'analyse mi-août par la section Santé publique du parquet, selon une source judiciaire.

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