Des images de désolation — Incendie en Amazonie

Chasse à la baleine en Norvège Bolsonaro s'emmêle les pinceaux

Le président brésilien Jair Bolsonaro participe à une réunion avec des responsables évangéliques le 11 avril 2019 à Rio de Janeiro

2/ La photo d'un lapin calciné (A) figure dans diverses publications mais cet animal lui non plus n'a pas été victime des feux de forêt en Amazonie.

La ville de Sao Paulo (Brésil) a été plongée dans le noir, lundi, en raison des immenses incendies qui ont lieu depuis le mois de juillet en Amazonie.

Depuis quelques jours, le hashtag #PrayForAmazonia est en top tendance sur Twitter et se propage sur les réseaux sociaux.

Des millions de personnes à travers le monde ont fait part sur les réseaux sociaux de leur inquiétude sur l'avenir de la forêt amazonienne, plus grand puits de carbone au monde se trouvant à 60% sur le territoire du Brésil, qui fait figure de pays clé dans la lutte contre le dérèglement climatique. "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs", s'indignait un autre.

Mais certains internautes mettaient en garde contre des images qui seraient anciennes.

Le président a insinué que des ONG pourraient avoir provoqué les incendies afin d'"attirer l'attention" sur la suspension par Brasilia des subventions à la préservation du "poumon de la planète". "C'est la guerre à laquelle nous sommes confrontés", a lancé le chef de l'Etat devant les journalistes.

Les incendies augmentent de manière significative avec l'arrivée de la sécheresse et "ce à quoi nous assistons est la conséquence de l'augmentation de la déforestation révélée par les chiffres récents", estime ainsi auprès de l'AFP Ricardo Mello, du programme Amazonie du Fond Mondial pour la Nature-Brésil. Cela s'explique en partie par la déforestation, qui s'est accélérée depuis l'élection de Jair Bolsonaro en octobre 2018.

"On a retiré l'argent aux ONG".

Bolsonaro a appuyé ces propos en expliquant qu'il avait mis fin aux subventions publiques des ONG qui recevaient 40 % de subventions venant de l'étranger. Elles ne les ont plus. "C'est ce que je ressens". Selon l'Inpe, la déforestation en juillet a été quasiment quatre fois supérieure au même mois de 2018.

Des écologistes ont accusé le nouveau président, Jair Bolsonaro, d'avoir incité les exploitants forestiers et les agriculteurs à défricher les terres, et des scientifiques affirment que l'Amazonie a subi des pertes accélérées depuis son entrée en fonction, en janvier.

"Toutes les stratégies pour lutter contre la déforestation continuent d'être en place", mais elles sont "hélàs entravées par la crise économique et les coupes budgétaires", a-t-il concédé.

"Le nuage qui a recouvert Sao Paulo est un phénomène déjà constaté en 2010 et 2017", a déclaré le ministre de l'Environnement Ricardo Salles, présent à Salvador.

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