L'écrivain Yann Moix provoque la polémique en se décrivant en enfant battu

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Dans son autobiographie titrée "Orléans", ville de son enfance, l'écrivain et ancien chroniqueur des "Terriens du samedi" se confiait sur son enfance difficile, parfois violente.

Mais ses parents ne veulent pas le laisser faire sans rien dire.

Et s'il n'est pas certain de lire le nouvel ouvrage de son enfant, José Moix affirme que sa porte "reste ouverte" et que "Yann revient quand il veut".

En 2013, Yann Moix parlait pour la première fois de son enfance dans son livre Naissance. Ou encore lorsqu'il a tenté au même âge de le noyer dans la cuvette des toilettes, ou que, devenu adolescent il courait après lui avec un couteau de cuisine dans la maison familiale (ce qu'il attribue aujourd'hui à sa mère!), qu'il cassait systématiquement tout ce qui appartenait à son frère, qu'il le rabaissait sans cesse, qu'il l'humiliait et le rouait de coups dès que nous avions le dos tourné... Il aurait pu choisir "de faire interdire son livre". "Je tiens à dire que notre fils n'a jamais été battu", entame le père, avant d'admettre que "la notion d'enfant battu a évolué entre les années 1970-80 et aujourd'hui". Je ne le nie pas, il a alors ramassé une bonne paire de claques.

À mille lieues des affirmations de son fils, José Moix décrit au contraire l'écrivain comme un enfant soutenu par ses parents bien après l'adolescence. "Je le sais très intelligent, mais trouve dommage qu'il ne mette pas son intelligence au service d'une chose noble ", a conclu le père de Yann Moix. Il a dit qu'il repartait le lendemain au collège le visage tuméfié et ensanglanté. "Je n'ai jamais frappé mon fils à coups de câbles électriques, ou avec quoi que ce soit". Tout ça est totalement faux. "(.) Aurait-on fait tout ça, s'il n'y avait pas d'amour", poursuit le père de l'écrivain qui précise d'ailleurs que ni "sa maîtresse d'école, son médecin traitant ou son pédiatre" n'a jamais relevé de traces de coups sur son fils. Prétendre cela relève de la psychiatrie, ce n'est pas possible, déclare José Moix, en revenant sur l'une des accusations portées par Yann Moix ces dernières années.

Au contraire, son père insiste sur les sacrifices qu'ils ont fait pour lui: "S'il avait vraiment été un enfant battu, qu'on ne l'avait jamais aimé sa mère et moi, croyez-vous qu'on lui aurait payé ses études jusqu'à Sciences Po?" On a acheté un appartement à Paris pour qu'il loge le temps de ses études, on a payé son loyer et ses charges jusqu'à au moins ses 30 ans. José Moix, de son côté, espère clore la polémique. "Yann n'a jamais accepté la naissance de son petit frère Alexandre, de quatre ans son cadet".

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