Quand la grande distribution se sucre sur le dos du bio

Illustration

Illustration

Une étude visiblement à charge et avec une méthodologie assez floue...

Dans son nouveau numéro qui paraît ce jeudi 22 août, l'UFC-Que choisir dénonce ainsi les " marges excessives " sur 24 fruits et légumes bio. Plus encore que sur le conventionnel.

L'association a par ailleurs comparé les tarifs pratiqués dans 712 enseignes spécialisées dans le bio, ainsi que sur les sites de 3.350 grandes surfaces. À la fin de l'année, un consommateur amateur de bio aura ainsi déboursé 657 euros pour ses fruits et légumes, là où son voisin qui n'achète que des produits de l'agriculture conventionnelle aura payé 379 euros, soit 43% moins cher.

Les marges des distributeurs ne sont pas toutes les mêmes, cela dépend du produit. En effet, selon l'UFC-Que Choisir, les légumes les plus consommés, à savoir la pomme de terre, la tomate et la pomme, voient leurs marges brutes exploser. "La grande distribution, quand elle vend une pomme traditionnelle, va prendre près de 90 centimes de marge. Mais quand elle vend une pomme bio, elle en prend près de 2,20 euros", assure Alain Bazot, le président de l'UFC-Que Choisir. C'est donc plus du double et cela représente une surmarge d'1,30 euro au kilo. "Car si le taux de marge est désormais légèrement inférieur pour le bio, il ne faut pas s'y tromper: pour les consommateurs, ce qui compte n'est pas le taux de marge, mais bien le montant de marge dont ils doivent s'acquitter". Entre 2016 et 2018, la valeur des achats de produits biologiques a grimpé de 36%, selon l'Agence bio.

Les marges sont 75% plus élevées que sur les productions conventionnelles.

L'UFC-Que Choisir conseille aux consommateurs de s'approvisionner dans les magasins spécialisés, de plus en plus nombreux en France, où les prix des fruits et légumes sont moins élevés. "Il y a comme un consentement à payer plus", dénonce le président de l'UFC-Que-Choisir. Face aux différentes alertes sur les risques sanitaires des produits conventionnels, de plus en plus de Français se tournent vers les produits bio, ce qui augmente naturellement la valeur des ventes en grande distribution (part de marché en hausse de 45 à 49% sur la période).

Dernières nouvelles