Brexit: Macron et Johnson affichent un ton plus conciliant

Brexit : Emmanuel Macron reste ferme, Angela Merkel plus conciliante

"Je veux un accord", dit Boris Johnson à Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est le partisan de la ligne dure en Europe sur le Brexit.

l'Épreuve du feu pour Brexit-Boris: Lors de sa visite officielle à Paris, où il a 13 Heures, le Président de la France, Emmanuel Macron (41) prend prévu, le nouveau premier Ministre britannique, Boris Johnson, (55, conservateur Tories) Tacheles au Tartare.

Les deux hommes, qui se retrouveront ce week-end au G7 à Biarritz en France, ont ensuite déjeuné, et, selon l'Elysée, ont eu une discussion "complète et constructive".

"J'attends des clarifications de Boris Johnson ", a déclaré le président français, tout en souhaitant que les discussions avec Londres sur le Brexit soient "les plus amicales et confraternelles " possibles, ajoute la même source.

Johnson a déclaré à Macron qu'il souhaitait un accord sur le Brexit et était convaincu qu'il était encore possible d'en atteindre un à temps pour la date limite du 31 octobre. Des délais ne sauraient être accordés que si les Britanniques reviennent en disant: "'Nous allons faire de nouvelles élections générales' (...) ou 'On fait un référendum sur cet accord négocié'".

Emmanuel Macron s'est également montré opposé mercredi devant la presse à toute renégociation de l'accord de séparation: "Il y a une option proposée par les Britanniques et que nous ne saurions accepter qui est de renégocier l'accord de séparation (...) Cette renégociation dans les termes proposés par les Britanniques n'est pas une option qui existe", a-t-il affirmé. Le nouveau Premier ministre Boris Johnson est lui favorable à une reprise des négociations, notamment sur la question irlandaise.

Angela Merkel possède-t-elle la clef permettant de débloquer la crise sur le Brexit?

Boris Johnson a précisé que Londres ne veut 'à aucun prix établir des contrôles à la frontière' une fois le Royaume-Uni sorti de l'Union européenne.

Le président français Emmanuel Macron estime qu'une solution pourrait être trouvée "d'ici 30 jours" sur la question de la frontière irlandaise (clause du "backstop") afin d'aboutir à une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE.

Mais, a-t-il insisté, "je suis comme la chancelière Merkel confiant sur le fait que l'intelligence collective et notre volonté de construire doivent nous permettre de trouver quelque chose d'intelligent dans les 30 jours s'il y a une bonne volonté de part et d'autre".

Le "backstop", disposition controversée sur l'Irlande dans l'accord de Brexit négocié entre Londres et Bruxelles mais refusé par le Parlement britannique, prévoit que, faute de meilleure solution à l'issue d'une période transitoire, et pour éviter le retour d'une frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, le Royaume-Uni tout entier reste dans un "territoire douanier unique" avec l'UE.

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