Donald Trump relève à nouveau les taxes sur les produits chinois

LEAH MILLIS

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Il a déclaré que les États-Unis, à compter du 1er octobre, feraient passer de 25 % à 30 % leurs droits de douane sur un montant de 250 milliards de dollars d'importations chinoises.

Cette déclaration de Donald Trump, effectuée sur Twitter, est survenue quelques heures après que Pékin a annoncé des mesures de rétorsion face aux droits de douane américains qui toucheront en deux étapes, au 1er septembre puis au 15 décembre, quelque 300 milliards de produits chinois jusque-là non taxés.

Pour Bill Reinsch, ancien haut responsable du département du Commerce, le président n'a que peu d'options à sa disposition pour forcer la main aux entreprises présentes en Chine et cela risquerait de pénaliser de grands groupes comme Apple, Boeing ou General Motors.

Gao a exprimé l'espoir de voir la partie américaine "cesser sa pratique erronée" d'imposer des droits de douane, "faire un pas" vers la Chine et trouver une solution à ce problème sur la base de l'égalité et du respect mutuel.

Alors que Pékin a annoncé vendredi son intention d'imposer de nouveaux droits de douane sur 75 milliards de dollars d'importations en provenance des Etats-Unis, en représailles aux taxes douanières supplémentaires que prévoit d'instaurer prochainement Washington, le président américain a immédiatement réagi.

L'indice Dow Jones chute de 2,37 % et le NASDAQ de 3 %, des mouvements boursiers attribués à la guerre commerciale menée par Donald Trump. "Nous n'avons pas besoin de la Chine et, franchement, on se porterait bien mieux sans eux", a en effet écrit le locataire de la Maison-Blanche. Evoquant "les énormes sommes d'argent volées par la Chine aux Etats-Unis", il a martelé sa détermination à y mettre fin. C'est ce dernier tweet qui a effrayé investisseurs et entrepreneurs.

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis continue. Les Etats-Unis ont récemment repoussé au 15 décembre l'imposition d'une taxe supplémentaire de 10% sur sur toute une série de produits de grande consommation, notamment électroniques.

Mais la Chambre de commerce américaine a rejeté cet appel.

" Nos formidables entreprises américaines ont pour ordre de commencer immédiatement à chercher une alternative à la Chine, y compris en ramenant vos entreprises à la maison et en fabriquant vos produits aux USA", a publié le président sur Twitter.

L'amplification des tensions commerciales entre Washington et Pékin suscitent l'inquiétude sur les marchés financiers: Wall Street perdait plus de 1,8% vers 17h50 GMT tandis que le dollar et les cours du pétrole étaient en net recul, tout comme les rendements des bons du Trésor.

"Tous les yeux se tourneront maintenant vers la Fed américaine pour voir si Jerome Powell, le président de la Fed, réagira à cette évolution en accélérant les baisses de taux". Il a souligné que si les perspectives économiques américaines restaient favorables, les tensions commerciales semblaient en revanche "jouer un rôle dans le ralentissement mondial et la faiblesse du secteur manufacturier (.) aux Etats-Unis". Le président, qui, en campagne pour sa réélection, sait que la bonne santé de l'économie en est un ingrédient indispensable, ne cesse d'attaquer la Banque centrale afin qu'elle baisse "fortement" ses taux pour faire de la croissance américaine "une fusée".

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