Attaque contre le Hezbollah : Nasrallah promet une réponse imminente à Israël

Liban les drones tombés sur la banlieue sud de Beyrouth étaient israéliens selon l'armée

Israël frappe la Syrie en affirmant empêcher une attaque de «drones meurtriers»

Beyrouth accuse régulièrement l'Etat hébreu de violer son espace aérien avec ses avions ou des drones, et Israël considère le Hezbollah comme une "organisation terroriste".

Cette fois, le face-à-face a débordé au Liban.

"Le premier drone est tombé sans faire de dégâts tandis que le second, chargé d'explosifs, a détoné, causant d'importants dommages au centre des médias", a indiqué à l'agence de presse nationale libanaise (ANI) un porte-parole du Hezbollah, Mohamed Afif.

L'armée a indiqué "avoir bouclé le secteur où étaient tombés les deux drones" et avoir "pris toutes les mesures nécessaires, tout comme la police militaire qui a pris en charge l'enquête sur l'incident".

La dernière grande confrontation en date entre le Hezbollah et Israël remonte à 2006 quand 33 jours de guerre déclenchés en juillet avaient fait 1.200 morts côté libanais, et 160 côté israélien, sans neutraliser le mouvement chiite, visé après l'enlèvement de deux soldats israéliens.

Le Premier ministre libanais a rapidement réagi, dénonçant une "agression" israélienne qui, selon lui, menace la "stabilité régionale".

Le Hezbollah est la seule formation à ne pas avoir abandonné son arsenal militaire à l'issue de la guerre civile (1975-1990), et cette question polarise la classe politique.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui met régulièrement Israël en garde contre toute attaque, doit s'exprimer plus tard dans la journée.

L'armée israélienne a déclaré qu'elle ne commentait pas les informations venues de l'étranger.

Un haut responsable iranien a démenti dimanche l'attaque israélienne.

Il a également noté que, si les forces iraniennes avaient lancé des roquettes et des missiles contre Israël à trois reprises en 2018, l'utilisation de drones "kamikazes" destinés à exploser sur leurs cibles était une tactique nouvelle et "différente".

La défense antiaérienne syrienne est entrée en action pour contrer des "missiles israéliens" visant les environs de Damas, a indiqué une source militaire citée par l'agence officielle Sana.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué une "action opérationnelle majeure".

L'aviation israélienne "a été en mesure d'empêcher une tentative iranienne de la force al-Qods (unité d'élite des Gardiens de la Révolution, ndlr) de mener une attaque depuis la Syrie contre des cibles dans le nord d'Israël avec des drones tueurs", a déclaré aux journalistes un porte-parole de l'armée, Jonathan Conricus.

"Israël et l'Amérique n'ont pas le pouvoir d'attaquer différents centres iraniens", et les "centres de conseil" militaires "que nous avons [en Syrie] n'ont pas été touchés", a dit cet ancien cadre de la force al-Qods, aujourd'hui secrétaire du Conseil de discernement, un organe de contrôle du système politique iranien.

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