Réforme des retraites: "l'idée de l'âge pivot" n'est pas "enterrée", assure Ndiaye

Réforme des retraites: le grand chambardement

Un seul et unique régime remplacerait les 42 actuels

Mais qu'en sera-t-il pour la génération à venir?

Après des semaines de cacophonie au printemps, le gouvernement avait tranché en faveur d'un "âge d'équilibre" devenu le symbole du futur "système universel" par points promis par M. Macron.

"Il souhaite néanmoins que cette question soit mise au débat, à la fois dans des discussions que le Premier ministre commencera à mener (.) les 5 et 6 septembre, et avec une concertation citoyenne", a poursuivi Mme Ndiaye, tout en précisant que le président n'est pas revenu sur le sujet en conseil des ministres.

Très critiqué par les syndicats, le fameux " âge pivot " à 64 ans qui permettrait de partir à la retraite à taux plein n'a finalement pas les faveurs d'Emmanuel Macron.

Le président a indiqué lundi soir sa préférence, dans le projet de refonte du système des retraites, pour un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu'à l'âge de départ, ce qui serait plus juste pour ceux qui ont commencé à travailler tôt. Les Français seront aussi consultés à l'automne, sous une forme à déterminer.

"Le patronat, lui, continue de plaider pour un relèvement de l'âge légal, " indispensable " selon la CPME, tandis que le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, considère qu'" on (n'en) fera pas l'économie et que " c'est mentir par omission aux Français que de dire le contraire. "Parfois il faut accepter d'être confronté à l'opinion publique ou aux syndicats, ce n'est pas uniquement de faire plaisir à la CFDT qui sauvera le monde, la planète, et la France", a-t-il ironisé. "Tant mieux, on l'avait dit aussi, donc maintenant on verra", a réagi son secrétaire général, Laurent Berger. C'était pourtant une préconisation du haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, présentée à la mi-juillet. Trois thèmes que la CFDT a justement l'intention de remettre sur la table à Matignon. Le chef de l'État en a fait une contrainte, demandant " que notre régime, quand il rentre (ra) en vigueur en 2025, soit équilibré financièrement", car " il n'y a pas de finance magique, il y a toujours quelqu'un qui paye ".

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