L'éditeur de Yann Moix était informé depuis 2007 de ses dessins antisémites

Capture France 2 via Twitter

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Le Parisien a assisté à l'enregistrement de l'émission vendredi 30 septembre. Ils y ont vu un Yann Moix aux allures de repenti, demandant "pardon pour les dessins abjects, choquants" que l'écrivain a réalisés à 20 ans pour le compte d'une revue: "Ushoahiah, le magazine de l'extrême". L'existence d'Ushoahia - jeu de mots entre Ushuaïa (émission de Nicolas Hulot) et Shoah - avait d'ailleurs déjà été révélée par Marc-Edouard Nabe dans un livre en 2017, même si aucune image n'était alors disponible.

Il poursuit: "Je demande pardon à Bernard Henry-Lévy [qualifié dans les écrits polémiques de "philosopheux et sodomite sioniste au nez long, dont le crâne n'a pas été rasé par les amis d'Adolf"] et à tous ceux que j'ai blessés du plus profond de mon être. Pardon pour ces bandes dessinées", s'excuse-t-il encore. J'ai un dégoût de moi-même, ce raté, cet être méprisé et méprisable. Yann Moix, salaud ou victime? "J'ai été une ordure ", "Je suis un lâche ", s'auto-flagelle Yann Moix.

Il ajoute: "Mais j'ai essayé de m'arracher de ce trou noir, de ce cauchemar grâce à des gens lumineux comme BHL qui m'ont permis de me construire intellectuellement".

Aurait-il fait la lumière sur cette période de sa vie sans les révélations de la presse? Invité dès le mois de juin, initialement pour parler de son roman Orléans (Grasset) dans lequel il décrit les sévices qu'il aurait subi de la part de ses parents pendant l'enfance, l'ancien chroniqueur de l'émission a depuis une autre polémique à désamorcer: celle concernant les dessins et textes antisémites qu'il a publié lorsqu'il était étudiant. "J'achetais les journaux pour savoir si ça allait tomber". S'il a reconnu avoir fait ces dessins lorsqu'il était étudiant, il nie être le bourreau de son petit frère, Alexandre.

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