Féminicide à Cagnes-sur-Mer: l’IGPN saisie, le compagnon nie être l’auteur

Le corps de la jeune femme a été découvert sous un tas d'ordures près de Nice le samedi 31 août 2019

Le corps de la jeune femme a été découvert sous un tas d'ordures près de Nice le samedi 31 août 2019. AFP Archives

"Le directeur général de la police nationale (DGPN) saisit l'IGPN aux fins d'établir avec précision les conditions d'intervention des effectifs de police", a de son côté déclaré un porte-parole de la police à l'AFP. "Je la vois plus, elle est morte cette petite, elle est morte!"

"Je suis venue par solidarité, je suis une femme, cela aurait pu m'arriver également, c'est injuste, il ne faut plus que ça se reproduise, il faut trouver des choses à faire, ce n'est pas possible que ça existe encore", déplorait Zohra, une Cagnoise, agent territorial de 48 ans. Les faits se seraient déroulés en bas de son appartement: "Il l'a battue à mort, il sautait sur elle comme sur un trampoline", raconte-t-elle, "j'étais en contact avec la police, je leur expliquais tout en leur disant: "Mais là c'est fini!" Interpellé dimanche midi, le compagnon de la jeune femme, dont la garde à vue a été prolongée de 24 heures, nie être "l'auteur des violences", a ajouté le parquet.

Selon elle, une fois sur place, la police n'a pas suffisamment bien cherché le corps.

Par ailleurs, les agents ont cherché des personnes en train de se disputer, sans pour autant imaginer cette issue tragique, rapporte France Bleu Azur. "Du coup j'ai pris mes distances, ma mère a tout de suite appelé la police." a raconté le jeune homme.

Alors que la piste du féminicide se précise après le meurtre survenu dans la nuit de vendredi à samedi rue du Garigliano à Cagnes-sur-Mer, une habitante qui a assisté à la scène et qui a prévenu la police estime que son appel n'a pas été traité assez rapidement.

La situation a dégénéré, et le jeune homme est sorti pour tenter de raisonner l'homme. Une arme à feu dont l'existence n'est pas avérée, précise Nice-Matin. Apeurés, ils rentrent tous deux dans l'appartement, et ne voient pas ce qui se passe ensuite. Selon lui, l'homme a roué de coups la jeune femme, continuant après qu'elle eut perdu connaissance de la frapper au visage, de "lui cogner la tête contre une voiture, puis contre un mur", et même de "la piétiner" pendant un laps de temps qui lui a paru interminable. "Au début, elle a crié à la mort, c'était horrible".

Le collectif féministe #NousToutes a organisé dimanche soir à Paris un rassemblement pour dénoncer ce 100e féminicide de l'année, alors que s'ouvre mardi le "Grenelle" destiné à lutter contre les violences conjugales.

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