Le projet d'accord USA-talibans prévoit un retrait de cinq bases — Afghanistan

Afghanistan : le négociateur américain reçu par le président Ghani

Un attentat revendiqué par les Taliban fait au moins 16 morts à Kaboul

Au moins 16 personnes, toutes des civils, ont été tuées et 119 autres blessées dans l'attentat qui a secoué le soir du 2 septembre Kaboul, selon un nouveau bilan donné tôt le lendemain par un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Nasrat Rahimi. Il s'est produit alors que l'émissaire américain Zalmay Khalilzad se trouve à Kaboul pour discuter avec les responsables afghans du projet d'accord de paix entre Américains et talibans.

La déflagration, suivie de tirs d'armes à feu et de l'explosion d'une station-service envahie par les flammes, s'est produite près du vaste complexe de Green Village, qui abrite des agences d'aide et des organisations internationales. Les talibans ont revendiqué l'attaque, menée, selon leur porte-parole, par un kamikaze et un commando.

Quelques heures auparavant, M. Khalilzad avait fait part de l'intention de retirer d'ici cinq mois une première vague de 5000 militaires américains dans le cadre d'une entente de principe avec les talibans, mais qui reste à être approuvée par le président Donald Trump.

M. Khalilzad a "montré" lundi au président un exemplaire du projet d'accord, selon des responsables gouvernementaux.

"Nous allons étudier le document et les discussions avec l'ambassadeur Khalilzad et son équipe vont se poursuivre", a écrit sur Twitter un conseiller du président, Waheed Omar.

Le président afghan Afghanistan Ashraf Ghani. "Nous espérons que ces efforts mèneront à la fin du conflit".

"Nous sommes tombés d'accord, si les conditions sont conformes à l'accord, que nous quitterons d'ici 135 jours cinq bases dans lesquelles nous sommes présents actuellement", a-t-il précisé dans un entretien à la chaîne afghane Tolo News.

M. Ghani a pour sa part nommé une délégation composée de 15 membres pour rencontrer les talibans lors de pourparlers "inter-afghans" prévus en Norvège dans les prochaines semaines.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait dit espérer qu'un accord de paix pourrait être conclu d'ici au 1er septembre, avant les élections prévues pour le 28 septembre en Afghanistan.

Les talibans s'étaient brièvement emparés de Kunduz en septembre 2015, avant d'en être chassés grâce notamment à un importante intervention aérienne américaine.

À la suite d'attaques majeures perpétrées par des talibans contre deux villes du nord au cours du week-end, les bombardements dans une zone très peuplée de la capitale ont ajouté aux questions relatives à l'accord de paix conclu entre les négociateurs américains et talibans à Doha, la capitale du Qatar.

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