Le DG de Nissan avoue avoir été trop payé

L'actuel patron de Nissan, admet avoir été trop payé

Le CEO de Nissan reconnaît être surpayé, grâce à un "système Ghosn"

Les auditeurs ont constaté que d'autres dirigeants de Nissan ont également reçu des paiements plus élevés qu'ils n'auraient dû l'être, selon cette personne. Dans d'autres commentaires rapportés par l'agence de presse Kyodo, Hiroto Saikawa a nié avoir eu un rôle direct dans la mise en oeuvre de ce stratagème, déclarant qu'il pensait que les "procédures appropriées" avaient été respectées.

Cela jette une ombre sur la promesse faite par Saikawa d'améliorer la structure de gouvernance de Nissan après l'arrestation en novembre dernier du président déchu Carlos Ghosn, accusé de malversations financières.

Nissan n'envisage pas à l'heure actuelle de demander à son directeur général Hiroto Saikawa de présenter sa démission, ont déclaré vendredi à Reuters deux sources informées, après que Saikawa a admis jeudi un trop-perçu dans sa rémunération en violation des procédures internes du constructeur japonais.

Dans le chef de Nissan, on indique que l'opération n'a rien d'illégal. Ce rééchelonnement lui avait permis de profiter, à l'époque, d'une forte hausse du titre de Nissan et s'était traduit par le versement d'un gain supplémentaire de 47 millions de yens, soit 400.500 euros. Ce sont les explications qu'il devrait fournir le 9 septembre devant le conseil d'administration de Nissan qui se réunira à Yokohama.

Cet aveu intervient après que des articles de presse ont fait état de résultats d'investigations internes à Nissan sur ces possibles rétributions excédentaires, effectuées dans le cadre d'un mécanisme connu sous le nom "stock appreciation rights" (SAR), en vertu duquel les dirigeants peuvent recevoir en numéraire une prime correspondant à la plus-value liée à l'augmentation de la valeur de l'action de leur entreprise au cours d'une période définie.

Selon une porte-parole du groupe, Hiroto Saikawa a mis ces mauvaises pratiques sur le compte " du système mis en place sous Ghosn ".

"Sa position à la tête de Nissan " est à présent encore plus fragile qu'avant ", parce que " l'intégrité est requise " pour un dirigeant, tout autant que les performances de son groupe, a estimé Tatsuo Yoshida, analyste chez Bloomberg Intelligence. Carlos Ghosn, qui rejette les accusations, se trouve en résidence surveillée depuis sa libération sous caution en avril.

→ Les bénéfices et des ventes de Nissan dégringolent ce qui a entamé une profonde restructuration de ses activités de production dans le monde.

Libéré sous caution, l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan prépare actuellement son procès qui n'aura pas lieu avant l'an prochain. Ghosn a notamment interdiction de contacter son épouse. M. Saikawa avait alors été reconduit dans ses fonctions, malgré le désaveu de certains actionnaires.

A la suite des déclarations de M. Saikawa dans la presse, Nissan a reporté sine die une importante émission obligataire de 250 milliards de yens (2,12 milliards d'euros) initialement prévue jeudi.

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