Brésil: Mélenchon a rendu visite au prisonnier Lula - Monde

Lors de sa tournée estivale Jean Luc Mélenchon s’est rendu en Uruguay ici à Montevideo mais aussi en Argentine au Mexique et prochainement au Brésil

Brésil : « Je l’ai trouvé très fort »… Jean-Luc Mélenchon a rendu visite au prisonnier Lula

C'est ce qu'a vécu Jean-Luc Mélenchon ce jeudi, en sortant des locaux de la Police fédérale de Curitiba, dans le sud du Brésil.

Agé de 73 ans, Luiz Inacio Lula da Silva purge dans une cellule individuelle une peine de huit ans et dix mois. "Lula est " condamné pour des faits indéterminés", a-t-il dit".

Après sa condamnation, plusieurs messages suspects montrant la partialité du juge en charge du dossier ont fait grand bruit au Brésil. Mais Jean-Luc Mélenchon, en pleine tournée en Amérique latine (Mexique, Uruguay, Argentine), l'avait justifiée en expliquant qu'il ne voulait pas faire un aller-retour inutile en France alors qu'il devait voir l'ancien président du Brésil Lula en prison. L'ancien candidat à la présidentielle est le premier responsable politique national français à rendre visite en prison à Lula, avec lequel il entretient une relation personnelle ancienne. Une situation à laquelle s'identifie le chef de file de la France Insoumise, qui doit être jugé les 19 et 20 septembre en correctionnelle avec cinq de ses proches, pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation après une perquisition mouvementée au siège de son parti en octobre 2018. Il n'y a pas de limite à l'utilisation de la justice dans les procès politiques. "Je serai moi-même en procès politique à la fin septembre", a ajouté le député insoumis, " ce sera un moment très triste pour mon pays parce qu'il n'y avait pas eu de procès politique en France depuis la période de la guerre d'Algérie ". Même Staline faisait mieux, il essayait d'avoir des aveux.

"Un seuil est en train d'être franchi" avec "la tactique du +lawfare+", c'est-à-dire "l'instrumentalisation de la justice pour éliminer les concurrents politiques", considèrent-ils, en citant les cas de Lula, de l'avocat égyptien Massoum Marzouk, de l'opposant camerounais Maurice Kamto et également de Jean-Luc Mélenchon en France.

"Nous sommes déterminés à ne plus nous laisser faire, chacun dans notre pays, à nous unir (...)". La cour suprême va bientôt statuer sur sa remise en liberté provisoire.

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