Brexit: aucune proposition "réaliste" de Londres à ce jour

Boris Johnson ne se sent lié qu'en

Brexit : l'Irlande dit n'avoir reçu aucune proposition du Royaume-Uni

La semaine dernière, il a déclaré qu'il préférait mourir dans un fossé plutôt que de demander un report du Brexit. "Nous n'avons reçu aucune proposition en ce sens à ce jour", a-t-il ajouté.

Les camouflets se sont succédé depuis une semaine pour Boris Johnson.

Les dirigeants européens ont répété à plusieurs reprises qu'ils n'avaient pas reçu de propositions spécifiques avant le sommet européen des 17 et 18 octobre, au cours duquel Johnson a déclaré qu'il espérait pouvoir obtenir un accord.

Ce qui est à noter, c'est que le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a été assez direct lorsqu'il a évoqué les dommages que le Brexit causera à l'économie irlandaise, et lorsqu'il a dit que la Grande-Bretagne n'avait pas encore proposé d'alternative réaliste au "filet de sécurité" que Londres veut supprimer de l'accord de divorce avec l'Union européenne.

"Dans une lettre au Premier ministre postée sur Twitter, elle qualifie l'exclusion des 21 " rebelles " d' " assaut à la décence et à la démocratie ".

À quelques heures de la suspension des travaux au Parlement britannique, Boris Johnson demeure coincé entre sa volonté de quitter l'Union européenne (UE) coûte que coûte dès le 31 octobre et celle du Parlement, qui lui interdit de le faire sans accord préalable.

Le Parlement britannique sera suspendu pour cinq semaines après le vote, lundi soir, des députés sur une motion du gouvernement appelant à des élections législatives anticipées, a annoncé un porte-parole du Premier ministre Boris Johnson.

Après un premier échec cette semaine, Boris Johnson compte donner une "dernière chance" lundi à l'opposition de voter en faveur d'élections anticipées.

Boris Johnson souhaite délester l'accord de retrait négocié par son prédécesseur Theresa May de cette disposition prévoyant que, faute de meilleure solution à l'issue d'une période transitoire, le Royaume-Uni tout entier reste dans un "territoire douanier unique" avec l'UE.

Le dirigeant britannique s'est montré plus optimiste, assurant que son gouvernement allait "produire des idées".

Quand beaucoup s'inquiètent des conséquences économiques d'un Brexit sans accord, le gouvernement a fait une annonce à destination des vacanciers britanniques en cas de " no deal ": le retour des duty-free.

Ce scénario est particulièrement redouté par les milieux économiques, qui craignent une dégringolade de la livre, une chute des exportations, une envolée de l'inflation, voire une récession, avec le rétablissement de droits de douane et le spectre de pénuries de produits alimentaires, d'essence et de médicaments. Selon un sondage YouGov paru dans le Sunday Times, les Tories arriveraient en tête, avec 35% des voix, 14 points d'avance sur le Labour.

Tout nouveau délai devra encore être approuvé à l'unanimité des 27 autres États membres de l'Union européenne. Toutefois, "Dans l'état actuel des choses, c'est non", a prévenu dimanche le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

Un peu plus tôt lundi, Downing Street a par ailleurs confirmé que le parlement britannique serait suspendu lundi soir, et ne rouvrirait ses portes que le 14 octobre.

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