Les tweets de Trump influencent les marchés

Marchés financiers un indice évalue l’impact des tweets de Trump

Marchés financiers un indice évalue l’impact des tweets de Trump

Les analystes du holding financier américain JPMorgan Chase & Co ont créé l'indice boursier "Volfefe Index" pour mesurer l'impact des tweets du Président des États-Unis Donald Trump sur le rendement des bons du Trésor, informe Bloomberg. Pour veiller à l'impact de ces tweets sur les actifs financiers, l'indice boursier "Volfefe Index" a été créé, son nom provenant de "covfefe", un mot devenu viral après l'un des tweets du Président américain.

L'indice vise de fait à analyser l'influence des messages du locataire de la Maison Blanche, suivi par plus de 64 millions d'abonnés sur Twitter, sur la volatilité du marché de la dette.

La raison est simple: Trump écrit de plus en plus souvent sur la Chine et la Réserve Fédérale.

"Nous avons trouvé de solides preuves démontrant que ces tweets faisaient de plus en plus bouger les taux de la dette américaine sur le marché, juste après leur publication", affirment les analystes. Sur les 4.000 tweets publiés en 2018 et 2019 par le président lors des horaires de marché, ils en ont identifié 146 ayant eu un réel effet sur les cours.

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"Certains mots clés ont tendance à déclencher des réactions plus significatives comme "Chine", "milliards", produits" ou encore "dollars", ainsi que les mots associés à l'enquête sur la Russie de l'ex-procureur spécial Robert Mueller. "Mais il apporte malgré tout un éclairage sur la façon dont les remarques sans filtre du président contribuent à l'incertitude des marchés". Celui-ci développe: "Les tensions commerciales sont généralement perçues comme fortement perturbatrices des performances économiques à court-terme, la réaction de la Fed aux développements sur le front commercial est désormais scrutée par les marchés".

Via Twitter, Donald Trump multiplie les attaques à l'encontre de l'institution monétaire américaine, ciblant particulièrement son président Jerome Powell.

Les analystes de la banque américaine ont passé en revue tous les messages du président sur le site de micro-blogging. Au contraire, lorsqu'il tweete moins de 5 fois par jour (également dans 10% des cas), le marché apprécie (+5 points de base), selon Savita Subreamanian, stratégiste en chef des marchés actions chez BoAML.

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