Mort de Steve Caniço: un téléphone au coeur de l'enquête

Steve Maia Caniço

Steve Maia Caniço. DR

Dans son rapport administratif daté de juillet, l'IGPN qui n'avait pas les compétences pour exploiter la téléphonie, avait évoqué "un déclenchement de relais à 3h16", soit une bonne heure avant l'action des forces de l'ordre.

Le 30 juillet dernier, le Premier ministre Édouard Philippe avait fait valoir que le rapport de l'IGPN n'établissait "pas de lien" entre l'intervention policière et la disparition du jeune homme.

Le corps sans vie de l'animateur nantais, disparu le soir de la Fête de la musique, avait été retrouvé plus d'un mois plus tard, le 29 juillet, dans la Loire.

Le téléphone de Steve Maia Caniço "bornait" au moment de l'intervention policière lors de la Fête de la musique à Nantes, a appris franceinfo mardi 10 septembre.

Selon le Canard enchaîné, le dernier bornage de son téléphone a été relevé à 4 h 33 sur le Quai Wilson, où les forces de l'ordre avaient utilisé gaz lacrymogènes et lanceurs de balle de défense.

Le téléphone de Steve Maïa Caniço a bien déclenché des relais jusqu'à l'intervention de la police.

Contactée par l'AFP, l'avocate de la famille Caniço a estimé que cette découverte confortait ses convictions. "On ne peut pas dire qu'il est tombé en dehors de l'intervention non plus", avait alors déclaré un cadre de l'IGPN qui renvoyait vers "l'enquête judiciaire". "Les policiers de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) ont alors fait une réquisition des fadettes, c'est à dire des relevés des appels et SMS passés par le téléphone de Steve", a expliqué à l'AFP la DGPN.

Dans une enquête administrative, l'IGPN n'a par ailleurs pas le droit d'effectuer des réquisitions auprès des opérateurs téléphoniques, contrairement à ce qu'autorise une enquête judiciaire comme celle ouverte après la mort du jeune homme.

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