"La France n'est pas une terre d'asile psychiatrique" — Marine Le Pen

Matteo Salvini ancien ministre de l’Intérieur

Matteo Salvini ancien ministre de l’Intérieur.- Reuters

De retour dans son fief pour la braderie d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), après deux mois de diète médiatique, la députée a dépeint son parti en recours pour "réconcilier les Français", face à un président présenté comme un diviseur en chef.

Marine Le Pen a salué dimanche le rapprochement amorcé entre Paris et Moscou, se targuant d'avoir "réussi à convaincre" Emmanuel Macron de la nécessité de "normaliser" les relations et estimant "démontrer" ainsi que "seuls les États-nations peuvent faire évoluer les choses", écrit l'AFP.

Dans son viseur: la PMA pour toutes, l'immigration et l'insécurité, les thématiques classiques du RN.

"Un sentiment d'insécurité généralisé s'installe en France. Insécurité physique, avec un ensauvagement progressif de la société, avec ces meurtres gratuits au couteau, à la machette, au sabre japonais, ces lynchages pour des motifs futiles, ces passages à tabac pour un simple regard, ces exactions barbares par de prétendus déséquilibrés souvent venus d'ailleurs", a-t-elle déclaré.

Passant aussi en revue d'autres thèmes, elle a critiqué les "fraudes sociales abyssales" sur lesquelles le gouvernement "ferme les yeux", un "dépeçage territorial insidieux" ou "l'insécurité qui est aussi sociale, avec cette réforme des retraites qui s'annonce" et la "modification de l'indemnisation chômage".

"La France n'est pas une terre d'asile psychiatrique!", a dit la présidente du RN, critiquant encore la "submersion de nos rues, de nos villages, de nos villes, par une immigration aujourd'hui parfaitement incontrôlée" et souhaitant lors des élections municipales de mars 2020 "placer la sécurité au coeur du débat politique".

Une rentrée offensive contre Emmanuel Macron. "Ce qui nous anime est un esprit d'ouverture et d'union de toutes les bonnes volontés, venues de droite ou de gauche, du centre ou d'ailleurs".

La présidente du RN veut évidemment faire réélire ses onze maires, mais aussi conquérir d'autres villes pour renforcer son implantation locale.

"Chaque siège de conseiller municipal obtenu, chaque mairie conquise, seront autant de marches franchies, (.) de nouvelles conquêtes, notamment départementales et régionales, prélude à la grande élection présidentielle de 2022", s'est elle enthousiasmée.

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