L’association des médecins urgentistes de France rejoint la mobilisation — Grèves aux urgences

Contrainte de réagir après six mois de crise des urgences hospitalières la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé 12 mesures pour répondre aux attentes du personnel hospitalier

Buzyn dévoile un nouveau train de mesures pour les urgences Reuters • 09/09/2019 à 11:13

Le gouvernement n'envisage cependant "pas à ce stade de mesures supplémentaires", a déclaré sa porte-parole Sibeth Ndiaye à l'issue du Conseil des ministres.

Le collectif Inter-Urgences, réuni ce mardi en assemblée générale, a voté la poursuite du mouvement de grève entamé il y a près de six mois, au lendemain de l'annonce par la ministre de la Santé Agnès Buzyn d'un plan de " refondation " jugé insuffisant. Vote d'une motion avec une plateforme de revendications communes pour tous les hospitaliers des différents secteurs.

Une revendication relayée également à Nancy auprès de l'Agence régionale de santé par une délégation de la CGT.

Selon le journal Les Échos, cette somme devrait dépasser 600 millions d'euros sur trois ans.

Après deux premières séries d'annonces - en juin et début septembre -, le gouvernement a dévoilé lundi soir un plan en 12 points visant à désengorger les urgences et a promis 750 millions d'euros de 2019 à 2022 afin d'éteindre un mouvement de grogne qui a débuté le 18 mars à Paris et s'est étendu depuis à d'autres sites en France.

Ce plan prévoit notamment la mise en place d'un service d'accès aux soins en ligne ou par téléphone à tout heure, renforce les moyens de la médecine libérale, et modifie le financement des services d'urgences pour tenir compte des bassins de population qu'ils couvrent.

Le collectif n'était toutefois pas visible aux côtés de la CGT mercredi, de même que Force ouvrière, qui avait pourtant appelé la veille à "s'associer" à cette mobilisation. Un constat partagé par de nombreux soignants dans toute la France, qui attendaient en plus des ouvertures de postes, une augmentation du nombre de lits et des hausses de salaires. "Ce sont des moyens maintenant qu'il nous faut, des moyens financiers et des bras", insiste la secrétaire générale de la CGT à l'hôpital d'Epinal, "l'urgence des urgences, c'est arrêter de fermer des lits". "Cet argent est totalement inadapté", a-t-il ajouté". "A quel moment "les professionnels des urgences qui sont en souffrance (.) vont voir les changements concrets dans leur réalité?"

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