La situation de Nabil Karoui crée une impasse juridique — Iyadh Ben Achour

Tunisie : L'élection présidentielle se déroule très bien

La Tunisie à l'heure présidentielle : des résultats surprises à l'issue du premier tour

Le chef du parti "Coeur de Tunisie", Nabil Karoui vient en deuxième position avec 15,4% des voix, selon le dernier rapport de l'ISIE, concernant les résultats instantanés du dépouillement des suffrages.

Les avocats de Nabil Karoui, accusé de blanchiment d'argent et fraude fiscale et en détention provisoire depuis le 23 août, ont indiqué qu'ils déposeraient une nouvelle demande de libération dès les résultats confirmés.

Saied est arrivé en tête avec 18,4% des voix devant Karoui (15,58%), a annoncé mardi l'Instance indépendante chargée des élections (Isie). Mais, plus tard, ce même Marzouki, à sa sortie du pouvoir, a nié ce rôle, en déclarant, en 2018, à un média arabe que seuls le Qatar et la Turquie avaient aidé son pays à faire face à la crise multidimensionnelle qui le menaçait.

Surnommé "Robocop" en raison de son débit saccadé, Kais Saied, un constitutionnaliste qui a fait campagne uniquement au porte-à-porte, s'est fait connaître en décryptant depuis 2011 les premiers soubresauts de la démocratie tunisienne sur les plateaux télévisés.

"Nous demandons à Youssef Chahed (le Premier ministre tunisien) et au ministère de la Justice de libérer notre candidat, Nabil Karoui, afin qu'il puisse faire campagne équitablement et profiter du droit à l'égalité des chances et à la présomption d'innocence", a twitté la "Team Karoui".

Ainsi, Iyadh Ben Achour indique que la libération de Nabil Karoui serait animée par des motifs moraux et non juridiques. Il est très populaire dans les régions défavorisées du centre de la Tunisie où il a organisé ces dernières années des opérations caritatives abondamment relayées par Nessma. "Je suis le premier du premier tour, et si je suis élu président j'appliquerai mon programme ", a-t-il déclaré à l'AFP.

" Mais où sont les jeunes?"

Pour le politologue Hamza Meddeb, les Tunisiens ont exprimé " une désaffection très profonde vis-à-vis d'une classe politique qui n'a pas répondu aux attentes économiques et sociales ".

Tout en évoquant un taux de participation "acceptable" de 45%, le président de l'Isie Nabil Baffoun a invité lundi soir les partis et la société civile à "étudier les raisons de ces chiffres". Des milliers d'observateurs ont été déployés par les partis et des institutions internationales dans les bureaux de vote.

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