[Critique ciné] Ad Astra: James Gray et les étoiles

[Critique ciné] Ad Astra: James Gray et les étoiles

[Critique ciné] Ad Astra: James Gray et les étoiles

Dans Ad Astra, James Gray réinvente la conquête de l'espace à travers un personnage d'astronaute chargé de retrouver son père du côté de Neptune. The Lost City of Z, avec ses splendides images baignées de lumières vertes, était un tribut payé à l'Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, ainsi qu'au roman de Joseph Conrad Au cœur des ténèbres qui l'inspira.

Le film en respecte tous les codes, ajoutant cette dimension métaphysique que l'on retrouvait déjà chez ses plus récents prédécesseurs (Gravity d'Alfonso Cuaron, Interstellar de Christopher Nolan ou First Man de Damien Chazelle). L'histoire? Celle de l'astronaute Roy McBride joué par un Brad Pitt au firmament de son talent. La Lune a été colonisée et Mars est en passe de l'être. Telle est la question que l'on serait tenté de se poser à propos de James Gray embarqué dans un " space opera " (ou film d'aventure spatiale) coproduit et distribué par 20th Century Fox...

Enfin, bien qu'il n'en soit pas un spécialiste, James Gray nous offre malgré tout de quelques scènes d'action mémorables comme la poursuite lunaire ou l'attaque des babouins de laboratoire. Lors de son voyage, Roy McBride sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l'existence humaine, et notre place dans l'univers. Ses pensées, évoquées en voix off ou par de brefs flash-back, le vide de l'espace dans lequel tout semble comme ralenti et amorti, confèrent au film une dimension extrêmement cérébrale qui en fait sa singularité et est à même de réveiller nos pires terreurs existentielles. Cela commence des les premières minutes alors que Brad Pitt qui effectue des réparations sur une immense antenne dans l'espace arrive a tomber en piquet jusque sur terre en freinant sa chute avec un simple parachute.

Nous y voilà. Les liens avec les autres œuvres de James Gray apparaissent plus évidents. En propulsant le spectateur dans l'infiniment grand, James Gray lui donne à ressentir l'extraordinairement intime.

La performance de l'acteur a été applaudi par la critique dans les deux films, et en particulier dans le nouveau Tarantino, sa deuxième collaboration avec le réalisateur après Inglorious Basterds en 2009 et qui marquait son grand retour au cinéma depuis deux ans.

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