Gilets jaunes : l'écologie gagne le cortège toulousain

Environ 7 500 membres des forces de l’ordre ont été mobilisés à Paris pour encadrer les manifestations

Environ 7 500 membres des forces de l’ordre ont été mobilisés à Paris pour encadrer les manifestations.- AFP

Les forces de l'ordre ont d'abord dispersé de petits attroupements de gilets jaunes.

En fin de journée, les forces de l'ordre avaient interpellé 163 personnes, selon la préfecture de police (PP). Avec un slogan: "Fin du monde, fin du mois, même combat".

Pour ce samedi, les Gilets jaunes ont appelé à une mobilisation "historique", à l'insurrection et à une "nuit des barricades" dans Paris. Sarah, elle, est venue vêtue d'un débardeur vert.

Peu avant 16H00, Greenpeace et Youth For Climate ont appelé à quitter la manifestation parisienne à cause des violences. Quand on lui demande si elle adhère aux revendications des gilets jaunes sur le prix des carburants, la jeune femme l'assure, "Ce mouvement n'est pas anti-climat, il pointe simplement l'injustice de taxer les conducteurs de voitures, et pas les cargos ou les avions". Les policiers ont alors répliqué par des tirs nourris de gaz lacrymogène et de grenade de désencerclement.

" Nous avons changé de stratégie et de mode d'intervention ", a-t-il poursuivi, en insistant sur la " mobilité et la rapidité " des forces de l'ordre.

Des débordements de "black blocs" ont eu lieu pendant la marche pour le climat et une centaine de personnes ont été interpellées dans la capitale, théâtre de plusieurs manifestations - pour les retraites, le climat et l'acte 45 des Gilets jaunes.

Patrice, un autre manifestant rencontré après ces heurts, pointait lui la seule responsabilité des "black blocs": "C'est eux qui arrivent à imposer leur timing".

Au centre des tensions, le boulevard Saint-Michel, dans le Quartier latin estudiantin, où des militants radicaux, pour certains masqués, ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre avant de s'en prendre à une agence bancaire.

Galvanisés par la décision d'un juge de Lyon qui a relaxé deux "décrocheurs" d'un portrait d'Emmanuel Macron en qualifiant leur action de "légitime", ils entendent multiplier les actions de désobéissance civile et exigent du gouvernement qu'il cesse le "blabla" et prenne des mesures radicales pour lutter contre le réchauffement climatique.

Selon BFM TV, le préfet de police Didier Lallement interdit de manifester dans sept secteurs de la capitale: les Champs-Élysées et l'avenue de la Grande-Armée, l'Assemblée nationale, l'Hôtel de Matignon, le Trocadéro et la Tour Eiffel, le Sénat, Notre-Dame ainsi que les bois de Boulogne et de Vincennes. La mobilisation de vendredi n'avait pas été très forte en France, réunissant un peu moins de 10 000 personnes dans la capitale, selon un comptage du cabinet Occurrence pour des médias.

Samedi devait également voir une manifestation à l'appel de FO contre la réforme des retraites (départ 13 h 30 au métro Duroc) et le début des Journées du patrimoine, qui attirent chaque année des dizaines de milliers de visiteurs. Certains, qui avaient réservé leur place, ont pu visiter le Palais de l'Elysées et profiter de ses jardins sous un soleil encore estival.

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