Le Pentagone annonce l'envoi de renforts dans la région — Attaques en Arabie

Mohammad Javad Zarif à Kuala Lumpur le 29 août 2019

Mohammad Javad Zarif à Kuala Lumpur le 29 août 2019

De son côté, Téhéran a réaffirmé n'avoir aucun lien avec les attaques, et qualifié les nouvelles sanctions américaines d'"illégales et inhumaines", selon l'agence de presse officielle iranienne Irna.

Washington impute à Téhéran les récentes attaques aux drones contre les infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, mais le Président états-unien déclare devant les journalistes ne pas envisager pour le moment de guerre contre l'Iran, bien qu'il parle de nouvelles sanctions contre la République islamique.

Dans un communiqué diffusé ultérieurement, le Trésor américain a annoncé qu'il avait inscrit sur une liste noire la Banque centrale iranienne et son fonds national de développement, qui auraient été utilisés pour "transférer des réserves de devises étrangères de l'Iran vers des émissaires terroristes". "Cela vient juste de se faire", a lancé le président américain dans le bureau Ovale".

Le même jour, les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué des attaques contre deux installations pétrolières, provoquant la suspension de la moitié de la production saoudienne.

" Il n'y a jamais eu de pays plus préparé " que les Etats-Unis à mener des frappes militaires, a-t-il prévenu".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué le durcissement " substantiel " des sanctions contre l'Iran annoncé mercredi par Donald Trump. "Ce serait la solution de facilité pour moi", " frapper 15 sites majeurs en Iran", " cela ne prendrait qu'une minute " et " ce serait une très mauvaise journée pour l'Iran", a-t-il ajouté.

" Mais ce n'est pas ce que je privilégie, si possible", a-t-il dit.

"Le milliardaire républicain a au contraire estimé que la meilleure manière " d'afficher la force " des Etats-Unis était de " faire preuve d'un peu de retenue ".

Dans le détail, le Trésor américain vise désormais la Banque centrale iranienne et le fonds souverain de l'Iran pour avoir "fourni des milliards de dollars aux Gardiens de la révolution, à sa Force Qods" chargée des opérations extérieures, "et à leur allié terroriste, le Hezbollah" libanais.

Alors que Washington continue de souffler le chaud et le froid, des experts de l'Organisation des Nations unies (ONU) devraient se rendre en Arabie saoudite pour mener une enquête internationale, selon l'AFP.

La Banque centrale ainsi que l'essentiel des établissements financiers iraniens sont déjà frappés par des sanctions américaines depuis novembre 2018, après le retrait des Etats-Unis, décidé par Donald Trump, de l'accord sur le nucléaire iranien.

La banque centrale de l'Iran soupçonnée de financement du terrorisme...

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