Attentat raté à Paris : cinq femmes au banc des accusés

Attentat raté à Paris : cinq femmes au banc des accusés

Attentat raté à Paris : cinq femmes au banc des accusés

Trois ans après l'échec d'une tentative d'attentat à la voiture piégée, suivi d'une attaque au couteau contre des policiers, six femmes et un homme comparaissent pendant trois semaines devant la cour d'assises spéciale de Paris. Encourant la perpétuité, elle aurait fait figure de mentor pour les "soeurs" du jihad. Toutes sont soupçonnées d'avoir voulu lancer des attaques terroristes en septembre 2016. Il avait déjà orchestré l'assassinat d'un policier et de sa femme à Magnanville (Yvelines) en juin de cette année-là, puis, en juillet, celui d'un prêtre à Saint-Étienne-du-Rouvray, en Normandie. De plus, pour la première fois, l'accusation sera représentée par deux magistrats du parquet national antiterroriste, un parquet spécialisé entré en fonction le 1er juillet.

Le procureur de Paris, François Molins, avait parlé d'"un commando terroriste composé de jeunes femmes totalement réceptives à l'idéologie mortifère de Daech", dans des propos rapportés par la presse française.

En avril, Inès Madani a été condamnée à huit ans de prison pour avoir incité des candidats au jihad à rejoindre la Syrie ou à commettre des attaques en France et en Belgique, entre mars 2015 et juin 2016.

Rachid Kassim, omniprésent tout au long du dossier, jugé par défaut pour "participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle", et "complicité de tentative d'assassinat", sera le grand absent de ce procès, puisque probablement mort en Irak. Elle est connue pour avoir incité des femmes à rejoindre Daesh en utilisant des pseudonymes de combattants sur les réseaux sociaux. Au téléphone, elle modifiait sa voix pour passer pour un homme.

Dans le box, à côté d'Ornella Gilligmann, a également pris place Sarah Hervouët, âgée de 26 ans. Inès Madani, suivant les conseils de Rachid Kassim, se rend à Boussy-Saint-Antoine, dans l'Essonne, chez une autre femme, Amel Sakaou.

Le 8 septembre, alors qu'une opération policière s'apprête à être menée, les suspectes quittent l'appartement armées de couteaux de cuisine.

Sur le parking, Sarah Hervouët porte un coup de couteau à un policier en civil de la DGSI qui se trouve dans une camionnette. Inès Madani est elle blessée aux jambes par un policier qui lui tire dessus. Devant la cour d'assises spéciale de Paris, elle sera notamment jugée pour "tentative d'assassinat sur une personne dépositaire de l'autorité publique". Elle nie avoir voulu s'attaquer au policier et affirme avoir crié "Tue-moi!", voulant mourir en martyr. La cour se penchera dans l'après-midi sur la personnalité des accusées, des jeunes femmes très radicalisées qui étaient connues des services de renseignement pour avoir tenté de se rendre en Syrie. Mais, pour son avocat, Laurent Pasquet Marinacce, cette image de mentor n'est qu'une "légende", l'affaire de Notre-Dame relevant "d'une émulation collective". La voiture contient 6 bonbonnes de gaz. Les deux accusées ont aspergé le véhicule de gasoil avant d'y jeter une cigarette...

Inès Madani et Ornella Gilligmann voulaient faire "un carnage" près de Notre-Dame de Paris, selon l'expression des magistrats instructeurs.

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