L'Apollo deviendra un récif artificiel au fond de la baie de Godbout

ARCHIVES LE SOLEIL              Le MV F.-A.-Gauthier

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C'est à l'été 2020 qu'il sera immergé au fond de la baie de Godbout, dès que la Société Apollo de Godbout aura reçu les autorisations de Transports Canada et d'Environnement Canada.

En effet, la Société des traversiers du Québec (STQ) a finalement accepté le projet de la municipalité de Godbout, sur la Côte-Nord, de lui céder l'Apollo au coût d'un dollar afin d'en faire un récif artificiel pour la plongée sous-marine.

Nous sommes emballés à l'idée de donner une seconde vie à ce navire et d'en faire un levier de développement économique et touristique, a déclaré le maire de Godbout, Jean-Yves Bouffard. Conjointement, les maires de Baie-Comeau et Godbout ont fait la demande pour obtenir le navire en juillet dernier. La présence du navire représente une source de revenus non négligeable pour le village.

Son homologue dans la ville voisine de Baie-Comeau, Yves Montigny, a accordé son appui au projet en soulignant le caractère "structurant" de la démarche "pour toute la région". On estime qu'il s'agit de la somme minimale qu'il aurait fallu débourser pour envoyer le navire à la casse. Elles viendront une fois complétés les travaux de décontamination réalisés par une entreprise de Vancouver, la seule spécialisée dans le domaine des récifs artificiels au pays.

"Non seulement ce projet deviendra une nouvelle attraction pour de nombreux visiteurs, mais il permettra de conclure l'aventure de l'Apollo sur une note positive", a d'ailleurs commenté le président-directeur général de la STQ, Stéphane Lafaut, dans un communiqué. L'organisme a bien tenté de vendre l'Apollo, mais sans succès.

On se souviendra que l'épopée de l'Apollo entre Matane et la Côte-Nord n'a guère été reluisante. La STQ en avait fait l'acquisition pour 2,1 M$ sans faire d'inspection.

La STQ a annoncé en mars qu'elle retirait le traversier de la circulation en raison des risques de dommages supplémentaires et du coût des réparations.

L'Apollo est notamment entré en collision avec les quais de Matane et de Godbout. Durant de longues semaines, les usagers de la traverse en ont été quittes pour faire le trajet par la route en passant par Québec, un détour de huit heures au bas mot, ou bien prendre la desserte aérienne instaurée durant les absences du traversier.

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