L'Australie et l'Italie appelés à la rescousse de Trump — Enquête russe

Etats-Unis: Trump a demandé à l'Australie de l'aider à discréditer l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne de 2016

Donald Trump aurait fait pression sur le Premier ministre australien pour discréditer l'enquête Mueller - LCI

Il y a quelques jours, explique NBC, une source proche de la Maison Blanche décrivait le sentiment de "panique générale" qui régnait autour de Donald Trump, touché par une procédure de destitution lancée le 24 septembre par les démocrates.

Pour le New York Times, la conversation entre le président américain et le Premier ministre australien "montre à quel point M. Trump considère le procureur général comme un partenaire essentiel: il utilise les pouvoirs d'application de la loi pour son avenir politique, régler des comptes avec ses ennemis (.) et montrer que l'enquête Mueller avait des origines corrompues et partisanes".

Avant de demander au président ukrainien d'obtenir des informations compromettantes sur le fils de Joe Biden, Donald Trump a-t-il pesé sur des dirigeants étrangers pour désamorcer l'enquête Mueller?Samedi, le New York Times affirmait que le président américain avait demandé, lors d'un récent échange téléphonique, au Premier ministre australien d'aider son ministre de la Justice à rassembler des éléments dans le but de discréditer l'enquête Mueller, dont il assène pourtant être ressorti "blanchi ".Pendant 22 mois, le procureur spécial Robert Mueller a enquêté sur une éventuelle ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle américaine de 2016. Mais le quotidien américain relève que comme lors de l'échange ukrainien controversé, la présidence américaine aurait -démarche rare- limité l'accès à la transcription de l'appel au chef du gouvernement australien à groupe très restreint de personnes.

Dans un communiqué mardi, un porte-parole du gouvernement australien a confirmé que Canberra était "toujours prêt à aider et à coopérer avec les efforts permettant d'éclairer les sujets sous le coup d'une enquête". "Cette discussion" s'est déroulée récemment entre Donald Trump et Scott Morrison, le Premier ministre australien, par téléphone. "Le premier ministre a de nouveau confirmé cette disposition dans une conversation avec le président". Elle est un nouvel exemple d'appel diplomatique de Donald Trump qui suscite des soupçons. Les ingérences russes dans sa campagne ont été confirmées par les agences de renseignement américaines, et le président veut prouver que celle-ci ont avant tout cherché à lui nuire politiquement. C'est en effet un représentant australien au Royaume-Uni, Alexander Downer, qui avait prévenu dès l'été 2016 le FBI, racontant qu'un conseiller de la campagne, George Papadopoulos, s'était vanté que des Russes lui avaient proposé des informations compromettantes à propos d'Hillary Clinton. Lui-même tenait le renseignement d'un obscur professeur maltais en lien avec le Kremlin, Joseph Misfud. "Votre refus ou échec à respecter cette injonction constituera la preuve d'une entrave à l'enquête de la Chambre", écrivent les démocrates dans un courrier le sommant de remettre les pièces d'ici le 15 octobre. Si la mise en accusation, "impeachment" en anglais, venait à être votée, le Sénat, à majorité républicaine, n'aurait pas d'autre choix que d'autoriser la tenue d'un procès.

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