Nouvelles violences à Hong Kong

Une foule vue de haut agite des drapeaux chinois

Hong Kong : les manifestants en appellent à Londres et lancent des cocktails Molotov, la police riposte au ...

Dimanche soir, Hongkong a plongé dans de nouvelles violences, la police ayant recours aux lacrymogènes et canons à eau contre des militants pro-démocratie qui jetaient des pierres et des cocktails Molotov lors d'une manifestation interdite.

Hong Kong est rentré en Chine avec une formule "un pays, deux systèmes" garantissant des libertés non jouies sur le continent, y compris un système juridique indépendant très prisé. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Hong Kong, dimanche, pour dénoncer le recul des libertés.

Les opposants au gouvernement de Hong Kong ont de nouveau appelé à un grand rassemblement le 15 septembre, mais celui-ci a été interdit par la police.

D'autres manifestations sont également prévues pour les deux prochains week-ends et le mouvement appelle à une grève générale à compter du mois d'octobre, au moment où Pékin s'apprête à célébrer le 70e anniversaire de la fondation de la Chine communiste.

Hong Kong traverse depuis bientôt 100 jours sa pire crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des manifestations et des actions quasi-quotidiennes, qui ont parfois dégénéré en violents affrontements entre radicaux et force de l'ordre. Brandissant l'Union Jack et la bannière de l'ancienne colonie hongkongaise, ils ont chanté l'hymne britannique, God save the queen. "La Déclaration commune sino-britannique est NULLE", pouvait-on lire sur une pancarte.

Alors que de nombreux jeunes cherchent à quitter l'île, les manifestants estiment que le Royaume-Uni devrait changer le statut du passeport national britannique d'outre-mer, catégorie créée après la rétrocession à la Chine. Environ 130 parlementaires britanniques ont signé cette semaine une lettre ouverte appelant le Royaume-Uni et les pays du Commonwealth à accueillir les Hongkongais et Hongkongaises qui souhaiteraient émigrer.

La crise est née en juin du rejet d'un projet de loi hongkongais, désormais enterré, qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine continentale.

Pékin a plusieurs fois accusé cette mobilisation d'être en fait financée par des capitaux étrangers en montrant du doigt la Grande-Bretagne et les États-Unis, mais sans étayer ses dires. Les autorités se sont rapidement mobilisées pour éteindre les incendies et la police a lancé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, notamment dans le quartier commerçant et touristique animé de Causeway Bay.

Mais elle a également fait part de ses préoccupations quant à l'évolution récente de son ex-colonie, en expliquant avoir l'obligation de veiller au respect de la Déclaration sino-britannique.

Les manifestants hongkongais ont ces derniers temps intensifié leurs efforts pour sensibiliser la communauté internationale.

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