Une offre de reprise à la dernière minute — XL Airways

Compagnies aériennes en faillite: pas simple de se faire rembourser

XL Airways : la décision de justice sera finalement connue en fin de semaine

Il avait déjà déposé une offre de reprise pour Aigle Azur, qui n'avait pas été retenue par le tribunal de commerce d'Evry.Mardi, le PDG de XL Airways a demandé l'intervention de la Banque publique d'investissement (BPI) dans une lettre ouverte au directeur général de cet organisme Nicolas Dufourcq, à qui il a demandé de le recevoir pour évoquer "la capacité de la BPI à apporter un financement nécessaire à la préservation et à la pérennité de la société ". Pour le PDG Laurent Magnin et les 570 salariés de la petite compagnie française, c'est le triste épilogue d'une longue bataille, pour tenter d'adosser XL Airways à un puissant opérateur industriel. "Un accompagnement sera mis en place pour les personnels d'XL Airways afin d'assurer un retour le plus rapide possible à l'emploi ". Selon La Tribune, l'offre a été faite par Gérard Houa, qui avait déjà échoué à reprendre Aigle Azur. En 2017, XL Airways était même parvenue à résoudre son problème d'actionnariat, en s'unissant au sein d'un holding avec "La Compagnie ", spécialisée dans les vols 100 % affaires entre Paris et New York - dont les actionnaires étaient devenus ses actionnaires. Ces informations semblent d'autant plus crédibles que Gérard Houa est apparu peu après 16h30 au tribunal de Bobigny. Il promet d'injecter 30 millions d'euros: "15 millions en fonds propres et 15 millions sous forme de prêt actionnaire ".

Gérard Houa, qui était actionnaire minoritaire d'Aigle Azur - qui a mis la clé sous la porte le 27 septembre - via sa société Lu Azur, a déposé la seule offre examinée mercredi par le tribunal. Il aurait également choisi d'arrêter les vols vers la République Dominicaine, les Antilles et La Réunion et conserveraient ceux vers le Mexique, les Etats-Unis et la Chine.

Rescapée de la faillite du groupe britannique XL Leisure en 2008, XL Airways France avait réussi à survivre pendant dix ans sans actionnaire, à la suite d'une action en justice engagée par Laurent Magnin pour récupérer, au nom de l'entreprise, 100 % de ses actions.

Malgré quelques offres intéressantes, aucune n'a été jugée sérieuse pour le moment. Il avait proposé "30 millions d'euros" pour la reprise de la compagnie à bas coût et prévoyait de conserver près de la moitié des effectifs.

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