La Turquie annonce la prochaine rencontre Erdogan-Trump aux États-Unis

Des soldats turcs et américains se rencontrent à la frontière turco-syrienne pour une patrouille conjointe américano-turque près de la ville turque d'Akcakale

Député turc Avec ou sans les USA nous allons créer un corridor de paix dans le nord de la Syrie REUTERS TURKISH DEFENCE MINISTRY

Les Etats-Unis ont annoncé que les troupes américaines stationnées en Syrie allaient se retirer des abords de la frontière turque, la Turquie allant "bientôt" lancer une opération dans la région.

Les Etats-Unis n'ont donné aucun détail sur cette opération turque.

Sur son compte Twitter, la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) s'est élevée contre la décision américaine et la possible intervention militaire turque.

La Turquie a annoncé que les Présidents Erdogan et Trump se rencontreraient aux États-Unis en novembre pour discuter de la situation en Syrie.

Elles risquent de "remettre en cause le succès obtenu contre l'EI", de faire de la Syrie "une zone de conflit permanent" et d'entraîner un "retour des chefs de l'EI", a-t-elle mis en garde. Et il avait menacé d'une opération militaire imminente. Mais le président turc avait affirmé mardi que la Turquie arrivait à bout de sa patience vis-à-vis des Etats-Unis au sujet de la création d'une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, menaçant de l'imminence d'une opération militaire.

Cette zone tampon doit être créée entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), soutenue par les États-Unis et sur laquelle Washington s'est appuyée pour combattre le groupe État islamique (EI).

Ankara considère cette milice comme une organisation "terroriste" et ne tolère pas sa présence à proximité de sa frontière.

L'annonce de dimanche soir représente une nouveau revirement dans la position américaine sur la Syrie. Mais les Américains avaient ensuite temporisé, notamment à la demande du Pentagone.

Lors de son discours à la tribune des Nations Unies, le 24 septembre 2019, le président turc Recep Tayyip Erdogan a évoqué son plan pour l'établissement d'"un corridor de paix d'une profondeur de 30 kilomètres et d'une longueur de 480 kilomètres" dans le Nord-Est de la Syrie, où il souhaite "permettre l'installation de 2 millions de Syriens avec l'appui de la communauté internationale".

Dans son communiqué, la Maison Blanche a également déploré le refus de pays européens, tels que la France et l'Allemagne, de reprendre sur leur territoire les combattants de Daesh capturés dans la région, malgré les appels de Washington en ce sens.

"La Turquie est maintenant responsable du sort de tous les combattants de Daesh dans la zone, capturés dans les deux dernières années", précise encore le texte.

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