Les révélations troublantes de l’épouse de l’agresseur de la Préfecture de police

Attaque à Paris : l' homme convertit à l'Islam qui a tué 4 policiers se nommait Mickaël H., sa femme placée en garde à vue

Que sait-on de l'assaillant de la préfecture de police de Paris ?

Il n'était là que depuis six jours. Au lendemain de l'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris, le préfet Didier Lallement a mis en avant l'intervention d'un jeune policier qui a permis de stopper l'assaillant, qui a tué quatre de ses collègues au cœur du centre névralgique de la police parisienne. Les perquisitions menées jeudi au domicile du couple à Gonesse (val-d'Oise) n'ont pas révélé d'éléments accréditant l'hypothèse d'une radicalisation violente de cet homme, converti à l'islam il y a 18 mois, selon une source proche du dossier citée par l'AFP.

Le PNAT s'est saisi vendredi de l'enquête diligentée jusqu'alors par le parquet de Paris, sous les qualifications d'"assassinat et tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", ainsi que pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Jeudi, un agent administratif de la préfecture de police de Paris a tué quatre fonctionnaires. L'agresseur aurait ainsi entendu des voix et eu des visions pendant la nuit selon les informations de Franceinfo et BFM TV, citant des sources proches de l'enquête.

"La porte-parole du gouvernement, Sibeth N'Diaye, est revenue sur l'attaque". Le parquet national antiterroriste continue toutefois de suivre le dossier de très près.

"Un homme, âgé de 45 ans, adjoint administratif de catégorie C depuis 2003 au sein de la préfecture de police, s'est engagé dans un parcours meurtrier". Il s'agirait notamment d'échanges de SMS avec son épouse, dont la garde à vue a été prolongée vendredi. Il s'en est ensuite pris à deux femmes: une policière, mortellement blessée, et une employée.

Ce fonctionnaire n'avait " jamais présenté de difficulté comportementale", ni " le moindre signe d'alerte", a déclaré le ministre français de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Là, un policier de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) l'a sommé, en vain, de lâcher son couteau: il l'abattra avec son arme de service, le blessant mortellement à la tête.

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