Les anti-PMA manifestent à Paris pour exiger le retrait du texte

Paris le 4 avril 2013. À l’époque lors de la mobilisation contre le mariage pour tous les ténors de l’UMP avaient battu le pav

Paris le 4 avril 2013. À l’époque lors de la mobilisation contre le mariage pour tous les ténors de l’UMP avaient battu le pavé. LP Olivier Corsan

Quelque 74 500 personnes ont marché dans la capitale pour cette mobilisation nationale, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias, dont l'AFP.

De leurs côtés, les organisateurs ont comptabilisé 600 000 manifestants. La préfecture de police de Paris avance elle le chiffre de 42.000.

"Cette manifestation, c'est un avertissement au gouvernement".

"Tous nous avons un père et une mère, s'insurge Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, et imaginer que la république française pourrait volontairement et délibérément faire des enfants orphelins de père, quelle injustice et quelle aberration".

"Je pense que c'est important pour les enfants d'avoir un père", estime Véronique, 25 ans, assistante de production, venue du nord de la région parisienne avec son mari et son bébé.

La grande majorité des études, réalisées pour l'essentiel à l'étranger, concluent que les enfants nés par PMA dans des familles homoparentales grandissent dans d'aussi bonnes conditions que les autres, mais les opposants réfutent leur "scientificité".

Manifestation contre l'extension de la PMA à tous, le 13 janvier 2013 à Paris.

"Bien sûr, le désir d'enfant est légitime, bien sûr il est respectable, mais nous sommes venus (.) pour dire simplement, de façon paisible, que nous n'avons pas le droit de jouer les apprentis sorciers avec la condition humaine", a-t-il ajouté.

"Il est difficile d'anticiper ce qui va se passer dimanche, mais l'opinion est beaucoup moins crispée sur la PMA que sur le mariage ", analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.

L'ouverture de la Procréation Médicalement Assistée aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires est soutenue, selon un dernier sondage, par plus de 6 Français sur 10, un "niveau record".

Le contexte politique a également changé: "en 2013, descendre dans la rue, c'était aussi pour dire non à François Hollande et une politique jugée antifamille", rappelle M. Dabi.

La plupart des responsables de droite avaient ainsi déclaré qu'ils ne participeraient pas à cette marche.

22 associations principalement chrétiennes, dont la Manif pour tous, Alliance Vita, les Associations familiales catholiques étaient présentes... mais aussi des politiques issus des rangs de la droite, comme François-Xavier Bellamy, Hervé Mariton ou Rachida Dati (les Républicains), Louis Aliot, Gilbert Collard et Marion Maréchal (Rassemblement national).

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