Tuerie à Paris. Castaner interdit un rassemblement polémique sur l’assaillant

Christophe Castaner le ministre de l’Intérieur

Christophe Castaner le ministre de l’Intérieur

Sa volonté d'organiser une manifestation de soutien à Mickaël Harpon a provoqué un tollé notamment auprès de responsables politiques, à commencer par Christophe Castaner qui a interdit le rassemblement de jeudi matin, en évoquant "une infamie" et "une insulte". L'arrêté a été pris par le préfet du Val-d'Oise dans la journée.

Sur Facebook, Hadama Traoré, qui affirme dans un premier temps que "les actes commis par Mickaël Harpon sont des actes irréparables et atroces", estime que "Mickaël Harpon n'était pas un extrémiste religieux mais un Aulnaysien du 93", une personne "discriminée" dans son travail à cause de son handicap. "C'est une provocation insupportable", a-t-il ajouté, s'exprimant avant l'annonce de Christophe Castaner.

M. Castaner avait également annoncé son intention d'alerter la justice à la suite de propos tenus par l'organisateur de l'événement. Le ministre de l'Intérieur a aussi indiqué avoir demandé " que les propos odieux tenus par son organisateur soient dénoncés au procureur de la République ".

Tout juste une semaine après la tuerie de la préfecture de police de Paris, une manifestation doit se tenir à Gonesse, dans le Val-d'Oise, en soutien à.

"L'interdiction est prise " sur le fondement du risque de trouble à l'ordre public", a déclaré la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, à l'issue du conseil des ministres".

Hadama Traoré, qui se présentait comme "le candidat des banlieues" aux dernières élections européennes, voulait organiser un rassemblement de soutien à Mickaël Harpon, l'auteur de la tuerie de la préfecture de police de Paris.

Droite, extrême droite et aussi certains à gauche étaient vent debout mercredi contre l'organisation de ce rassemblement, réclamant son interdiction et pour certains la poursuite de ses initiateurs.

"Bien sûr il faut l'interdire, il n'y a même pas de question à se poser", a réagi Frédéric Péchenard, vice-président (LR) de la région Ile-de-France et ancien directeur général de la police nationale.

Y compris à gauche des voix se sont élevées contre cette manifestation. Yannick Jadot, patron d'EELV, a considéré "cette forme de légitimation d'un attentat absolument abominable est scandaleuse".

Une attaque au couteau jeudi 3 octobre à la préfecture de police de Paris a fait quatre morts, dont trois policiers et un agent administratif, ainsi qu'un blessé grave. Face à l'indignation, le rassemblement a été interdit. "On est vraiment parfois au bout de l'abject et du cynisme ", a-t-il déploré.

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