Comme J'aime condamné pour pratique commerciale trompeuse — "Une semaine gratuite"

Le programme minceur Comme J'aime épinglé pour sa semaine gratuite

Le programme minceur Comme J'aime épinglé pour sa semaine gratuite

La société "Comme J'aime", qui commercialise des régimes minceur, a été condamnée par le tribunal de grande instance de Paris pour avoir abusivement mis en avant l'existence d'une semaine gratuite dans son programme, a-t-on appris vendredi.

Ainsi, le consommateur devait commander un programme de quatre semaines et le renvoyer à sa charge et dans sa totalité, s'il n'était pas satisfait au bout de sept jours.

Selon le quotidien national, le tribunal de grande instance de Paris a condamné l'entreprise à supprimer "dans l'ensemble de ses supports publicitaires (presse, télévision, Internet), y compris les témoignages, la mention d'une semaine gratuite" et à verser 10 000 euros au titre de "l'atteinte portée à l'intérêt collectif des consommateurs".

La fameuse semaine gratuite ne l'était pas vraiment selon l'Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV) qui avait saisi la justice. La CLCV a en revanche été notamment déboutée sur les demandes suivantes: cessation de la commercialisation des programmes "Comme J'aime" dans l'état actuel, interdiction des mentions assurant que la perte de poids est prouvée, interdiction des mentions faisant croire qu'il s'agit d'un programme à durée déterminée alors qu'il s'agit en réalité d'un engagement par tacite reconduction, obtention de différentes provisions atteignant presque trois millions d'euros. Elle a un mois pour s'y conformer. Dans ce genre d'affaire, l'appel ne suspend pas la décision. "Là, ce que propose Comme j'aime, c'est du satisfait ou remboursé, ce qui n'est pas inintéressant, mais ce n'est pas de la gratuité". "Ce n'est pas du tout la même chose", souligne François Carlier, délégué général de la CLCV.

Contacté par Le Parisien, Bernard Canetti, fondateur de Comme j'aime, minimise: "si la cour considère que le fait d'utiliser le mot gratuit est maladroit, on va changer ce terme". Il se réjouit par ailleurs que le tribunal ait débouté la CLCV sur d'autres points.

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