"Gilets jaunes" : "Macron, c'est un petit joueur à côté !", ironise François Fillon

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François Fillon Emmanuel Macron et la droite L'actu en vidéo 1 min. hier à 20:25

Après plusieurs mois de silence, François Fillon a repris du service mercredi soir, sur la chaîne Radio Télévision Suisse.

Durant cet entretien, diffusé ce jeudi 10 octobre, il a abordé un large panel de sujets, mais s'est principalement attardé sur la crise des Gilets jaunes. Sur cette dernière, l'ancien candidat à la présidentielle de 2017 estime qu'il ne s'agit "pas de grand chose" avec "au maximum 150 000 ou 180 000 personnes dans toute la France à manifester ".

Pour appuyer ses dires, il compare cette situation avec celle qu'il a vécue lorsqu'il était ministre des Affaires sociales. Moi, j'avais mis 2,5 millions de personnes dans la rue.

"Macron, c'est un petit joueur à côté", en a-t-il conclu, avant d'expliciter son propos: "Il [a] recul [é] et [s'est] lanc [é] dans son affaire de Grand débat qui, à mon avis, a eu des conséquences fâcheuses sur la suite de sa volonté de réformes".

Pour François Fillon, le mouvement des Gilets jaunes a pris de l'ampleur car la presse et les réseaux sociaux ont amplifié la situation. Questionné sur la capacité du chef d'Etat à incarner un sursaut européen, François Fillon répond: "Pourquoi pas?"

Un peu plus tard, François Fillon se fait à nouveau blagueur: "J'étais en Chine un moment pendant cette révolte des Gilets jaunes. On fait la révolution, mais un jour par semaine!"

Il s'est retiré de la politique après avoir fait sombrer la droite à la présidentielle. Au journaliste qui lui demande s'il éprouve les "3 R", "regrets, remords et rancune", François Fillon assure: "J'éprouve les trois, forcément". Mais ces réflexions livrées par un homme qui passe beaucoup de temps à l'étranger depuis qu'il a quitté la vie politique montrent qu'il s'est aussi déconnecté des réalités hexagonales depuis qu'il a tourné la page. "Il y a des comportements humains qu'on ne peut pas pardonner".

Cultive-t-il toujours des ambitions politiques? Il affirme ne pas souhaiter un retour en politique, quelle que soit l'issue de la bataille judiciaire qui se profile pour lui en 2020. Pour celui qui est désormais président de la Commission des constructeurs de la Fédération internationale de l'automobile, un "come-back" en politique est tout simplement impossible.

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