Dupont de Ligonnès: l'Ecosse livre ses vérités

Xavier Dupont de Ligonnès arrêté à l'aéroport de Glasgow

Dupont de Ligonnès : l’identité n’est pas encore confirmée, le procureur appelle à la "prudence"

La police écossaise a assuré lundi n'avoir "jamais confirmé, ni en public ni en privé" que l'homme interpellé à l'aéroport de Glasgow était le Français Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté du meurtre en 2011 de sa femme et de ses quatre enfants. L'homme avait été aperçu pour la dernière fois en avril 2011: le 14, il avait été filmé par la caméra d'un distributeur de billets. La police écossaise a alors indiqué avoir libéré l'homme interpellé.

Les enquêteurs, prudents, attendent cependant "les comparaisons ADN pour être complètement certains", selon ces sources.

Une source explique à l'AFP que les Britanniques ont été prévenus de l'arrivée de cet homme à Glasgow par une "dénonciation anonyme".

"À quatre reprises, oralement, la police écossaise nous a affirmé avoir identifié" l'homme arrêté comme étant Xavier Dupont de Ligonnès, a démenti auprès de l'AFP une source. "L'enquête se poursuit pour confirmer son identité". De quoi interroger les outils utilisés par la police écossaise dans cette affaire.

Une autre source souligne auprès de l'AFP que l'homme voyageait avec un passeport volé en 2014.

Le procureur de Nantes Pierre Sennès appelle, auprès de l'AFP, à la "prudence".

C'est une terrible méprise dans l'affaire Xavier Dupont de Ligonnès. "Il y a une suspicion sur les empreintes mais c'est en cours de vérification, en cours de confirmation".

Un homme a été confondu avec Xavier Dupont de Ligonnès, l'homme accusé d'avoir tué toute sa famille. "C'est pas lui", disent certains, évoquant ce septuagénaire marié à une Ecossaise. Dans un premier temps, les Écossais ont évoqué une correspondance des empreintes digitales. L'AFP fait état de ces doutes peu avant 11H00 (0Hh00 GMT). "Arrêté", écrira en grosses lettres le Parisien. Les enquêteurs français disposent en effet de l'ADN du suspect de la tuerie nantaise et la comparaison avec l'ADN de l'homme arrêté est négative.

À aucun moment non plus, les autorités françaises n'ont démenti les informations publiées dans les médias.

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