Espagne : jusqu’à 13 ans de prison contre les dirigeants catalans

Espagne : jusqu’à 13 ans de prison contre les dirigeants catalans

Les dirigeants indépendantistes catalans condamnés à 9 ans de prison ou plus

Neuf des douze dirigeants catalans jugés en Espagne pour le référendum d'autodétermination d'octobre 2017 et la proclamation d'indépendance qui a suivi ont été condamnés ce lundi 14 octobre.

Cette sentence risque de relancer la tension dans cette région que le séparatisme maintient en ébullition depuis près de dix ans.

Pour neuf d'entre eux - principalement d'anciens "ministre conseillers" du gouvernement autonome catalan - les peines s'étalent entre neuf et treize ans de prison ferme.

Cette tentative de sécession de la Catalogne, riche région du nord-est de l'Espagne, avait été la pire crise politique qu'ait connue le pays depuis la fin de la dictature franquiste en 1975. Sur les douze responsables indépendantistes catalans jugés pour avoir tenté de provoquer la sécession de la Catalogne avec l'Espagne en 2017, neuf ont été condamnés à des peines de prison.

Pour les neuf principaux condamnés, dont l'ex-vice-président du gouvernement autonome Oriol Junqueras, qui a déjà fait deux ans de prison préventive, le Tribunal suprême "n'a pas retenu le délit de 'rébellion'" écrit le quotidien La Vanguardia.

L'arrêt de la Cour suprême replace la question catalane au centre du débat politique à moins d'un mois des élections législatives du 10 novembre. Les trois autres accusés dans la décision historique ont été déclarés coupables de désobéissance et ne sont donc pas condamnés à une peine de prison.

Alors que " la détention provisoire (de ces indépendantistes) n'a pas aidé à résoudre le conflit, (les peines de) prison prononcées aujourd'hui n'aident pas non plus car la prison n'est pas la solution", a affirmé le club catalan dans un communiqué.

Le parquet n'avait pas hésité à qualifier les évènements de 2017 de "coup d'État" alors que la défense rétorquait que la violence était venue quasi-exclusivement de la police le jour du référendum.

Insistant sur le caractère pacifique de leur mouvement, les accusés avaient assuré pour la plupart qu'ils recommenceraient s'ils le pouvaient.

Divisés sur le plan politique, les partis séparatistes, qui contrôlent toujours le gouvernement régional, ont fait front uni en appelant à la "désobéissance civile" en cas de condamnation par la Cour suprême. Les partis indépendantistes ont réagi en adoptant au parlement régional plusieurs motions défiant l'Etat espagnol.

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