Macron, Merkel et Johnson vont prochainement rencontrer Erdogan (Macron) — Offensive turque

Offensive contre les Kurdes : les combats se poursuivent à la frontière turco-syrienne

Le Conseil européen exhorte la Turquie à mettre un terme à son action militaire dans le nord-est de la Syrie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait toutefois ajouté qu'il reprendrait ses opérations militaires contre les forces kurdes si ces dernières ne se retiraient pas rapidement de la zone frontalière du nord-est syrien, où la Turquie veut établir une "zone de sécurité".

L'accord obtenu jeudi soir par le vice-président Mike Pence à Ankara prévoit aussi la mise en place d'une " zone de sécurité " de 32 km de large en territoire syrien. "Faute de quoi, l'opération Source de Paix reprendra dès que le délai de 120 heures expirera", a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse.

La Turquie a accusé les forces kurdes de violer la trêve dans le nord de la Syrie, qui impliquait un retrait de ces dernières de la zone frontalière en échange de l'arrêt de l'offensive turque.

Interrogé à Bruxelles par des journalistes sur l'accord de cessez-le-feu arraché jeudi au président turc Recep Tayyip Erdogan, M. Pompeo a reconnu qu'il n'avait pas été "instantanément" mis en oeuvre par les belligérants.

"Nous avons fixé une limite: 120 heures à l'expiration desquelles cette région doit être nettoyée des groupes terroristes", a ajouté Recep Tayyip Erdogan, faisant référence aux YPG.

M. Erdogan a répété vendredi que cette zone devrait "s'étendre en longueur sur 444 km" et pas seulement dans les zones dont les forces turques ont pris le contrôle.

Il a aussi affirmé qu'une partie des quelque 3,6 millions de réfugiés syriens vivant en Turquie seraient installés dans cette "zone de sécurité".

Le président turc a en outre assuré que la Turquie n'avait pas l'intention de rester indéfiniment dans le nord de la Syrie.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé vendredi une "initiative commune" avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson pour rencontrer "prochainement" M. Erdogan.

Il n'a pas précisé quand se tiendrait cette réunion alors qu'un sommet de l'Otan est prévu début décembre dans la région de Londres.

Dénonçant l'"agression" de la Turquie, M. Assad a assuré que la Syrie "y répondra et y fera face, sous toutes ses formes, dans n'importe quelle région du territoire syrien et par tous les moyens légitimes disponibles", selon des propos rapportés par les comptes de la présidence sur les réseaux sociaux. "Nous ne pouvons pas accepter de tels comportements", a-t-il ajouté, affirmant que l'armée turque avait lancé une enquête pour déterminer les coupables.

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