Constructeurs: Avec Fiat-Chrysler, PSA s'allierait à un partenaire de longue date

Carlos Tavares pourrait présider un nouveau géant automobile euro-américain. ERIC PIERMON  AFP

Carlos Tavares pourrait présider un nouveau géant automobile euro-américain. ERIC PIERMON AFP

Selon le Wall Street Journal, le constructeur automobile italo-américain se serait rapproché de PSA (Peugeot Citroën Opel) pour envisager une fusion entre égaux qui créerait une entreprise valorisée à près de 45 milliards d'euros.

L'an passé, PSA a vendu 3,9 millions de véhicules pour un chiffre d'affaires de 74 milliards d'euros.

Carlos Tavares, le président du directoire de Peugeot, dirigerait le nouvel ensemble tandis que John Elkann, président de Fiat Chrysler Automobiles et chef de la famille Agnelli qui contrôle le constructeur italo-américain, conserverait ses fonctions dans la nouvelle entité, ajoute la source du WSJ. FCA a de son côté écoulé 4,8 millions de véhicules, pour 110 milliards.

Les deux groupes ont confirmé ces discussions, ce qui n'implique pas forcément que celles-ci vont se conclure par un accord.

L'union des deux groupes donnerait naissance au numéro 4 mondial du secteur en nombre de véhicules vendus (sur la base des chiffres annuels 2018). Elle permettrait à PSA de faire son entrée sur le marché américain, grâce à des marques comme Jeep et les pick-up Dodge dont les véhicules (4X4) dégagent des marges très lucratives.

Le groupe, qui vit surtout en Europe des ventes de la citadine Fiat 500, a vu sa part de marché y fondre de 6% en 2010 à 4,6% l'an dernier, sa gamme de véhicules n'y ayant pas été suffisamment renouvelée.

"Tant le groupe FCA que PSA ont besoin d'une alliance" et "ce n'est pas la première fois que Elkann et Tavares se parlent", a commenté mardi soir le secrétaire général du syndicat Fim-Cisl, Marco Bentivogli, auprès de l'agence italienne AGI. "Quelle que soit l'alliance, elle doit permettre de croître sur les marchés asiatiques, de trouver des technologies et des ressources pour la transition vers l'électrique ", a-t-il ajouté.

Fiat Chrysler Automobiles (FCA) avait retiré son offre de fusion avec Renault en juin dernier, estimant que " les conditions politiques (n'étaient) actuellement pas réunies en France pour mener à bien un tel rapprochement ".

Bercy s'est refusé à tout commentaire après l'annonce des discussions entre FCA et PSA. M. Tavares s'était dit "ouvert à toute opportunité qui pourrait se présenter".

"Tout est ouvert, si on gagne de l'argent, on peut rêver de tout", avait-il dit en mars au salon de Genève, quand des articles de presse le jetaient déjà dans les bras de FCA.

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