La Fed baisse à nouveau ses taux

Tunisie-Devises : Le Dinar stable face à l'euro et au dollar

L'euro en légère hausse face au dollar

La baisse des taux d'intérêt directeurs est présentée comme une mesure de soutien alors que les projections économiques de la Fed et une inflation proche de son objectif des 2 % restent "incertaines".

Or le communiqué publié mercredi n'inclut plus l'engagement à "agir de manière appropriée" pour soutenir l'expansion économique, une formulation qui était interprétée ces derniers mois comme un signal augurant de baisses de taux.

Les Bourses européennes ne s'éloignent guère de leurs équilibres (-0,2% à Londres, -0,3% à Francfort, +0,1% à Paris), dans l'attente de la conclusion ce soir de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC).

A l'issue de leur réunion mercredi, les dirigeants de la Fed ont souligné qu'ils n'anticipait pas de récession à l'horizon, tout en présentant cette baisse du taux comme une sorte " d'assurance " destinée à donner à l'économie une protection supplémentaire dans un monde caractérisé par une incertitude croissante.

La Fed indique désormais qu'elle "évaluera le niveau approprié des taux sur les fonds fédéraux".

Les marchés pourraient interpréter cette absence de promesse comme l'annonce que cet "ajustement de milieu de cycle", comme l'a apppelé le président de la Fed Jerome Powell, touche à sa fin. Parmi les commentateurs qui suivent la politique monétaire des Etats-Unis, plusieurs soulignent l'évolution du discours de la Fed, qui passe de l'"acte" à la simple "évaluation", ce qui semble bien dénoter l'intention de placer la politique monétaire en pause.

La Banque centrale a noté que si les dépenses des ménages continuent d'être "fortes", les investissements des entreprises et les exportations "sont faibles".

Selon la première estimation du Bureau of Economic Analysis dévoilée ce jeudi également, le PIB en volume a en effet progressé, en rythme annualisé, de 1,9 % au troisième trimestre (contre 2 % au cours du trimestre précédent).

La Fed "devrait s'inquiéter du fait que l'économie est très dépendante des ménages". "Ce n'est pas Boris Johnson essayant d'avoir ses votes pour le Brexit, mais cela va restreindre un peu la marge de manoeuvre" du patron de la Fed, ajoute M. Wessel.

Comme depuis plusieurs réunions d'affilée, le Comité monétaire est resté divisé vis-à-vis de ce nouvel assouplissement monétaire. Esther George de la Fed de Kansas City et Eric Rosengren de celle Boston s'opposent toujours à une baisse des taux d'intérêt estimant que l'activité actuelle n'en a pas besoin.

Certains pans de l'économie, à commencer par le secteur manufacturier, ont toutefois souffert ces derniers mois des tensions commerciales internationales et du ralentissement de la croissance mondiale, ce qui a conduit les entreprises à réduire leurs investissements.

Un accord partiel entre la Chine et les Etats-Unis pourrait être signé par le président Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping dans les semaines qui viennent.

Dernières nouvelles