La France encore en légère croissance

Le PIB largement porté par la consommation des ménages

Le PIB largement porté par la consommation des ménages

Cette progression du Produit intérieur brut (PIB) de 0,3% entre juillet et septembre est conforme à la prévision publiée le 3 octobre par l'organisme public, et identique à la croissance observée au premier et au second trimestres.

La croissance économique s'est en effet affichée à 0,3% au troisième trimestre en France, sur le même rythme depuis le début de l'année, selon une première estimation publiée ce mercredi par l'Insee. Ce chiffre confirme toutefois que les forts gains de pouvoir d'achat engrangés par les ménages cette année du fait des mesures prises en réponse aux "gilets jaunes" ne se retrouvent pas encore dans la consommation.

La consommation, locomotive traditionnelle de la croissance, est restée soutenue avançant de 2,9%, moins toutefois qu'au 2e trimestre où les dépenses de consommation avaient accéléré exceptionnellement de 4,6%.

Selon l'Insee, la consommation des biens a rebondi (+0,4% après -0,1%), compensant la décélération de celles des services (+0,3% après +0,4%), pénalisée par un "ralentissement" dans l'hôtellerie. Les ménages ont notamment dépensé davantage de biens manufacturés, notamment des automobiles, tout en réduisant sensiblement leur consommation de services ou de produits alimentaires. Si l'investissement des entreprises est resté relativement stable (+1,2% après +1,1%), celui des ménages a nettement marqué le pas (+0,1% après +1,6%), "après la forte hausse des transactions immobilières au deuxième trimestre", détaille l'Insee.

Au total, la contribution du commerce extérieur à la croissance du PIB est négative (-0,4 point), après une contribution nulle au trimestre précédent et la contribution des variations de stocks est quant à elle légèrement positive (+0,1 point après -0,2 point).

Les trois trimestres consécutifs de hausse du PIB de 0,3% confirment que la France connaît une "croissance robuste mais peu enthousiasmante", résume dans une note Philippe Waechter, chef économiste d'Ostrum asset management.

Si le rythme se poursuivait au quatrième trimestre, la croissance 2019 atteindrait alors 1,3%.

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