Adèle Haenel accuse le réalisateur Christophe Ruggia d'"attouchements" et "harcèlement sexuel"

A Deauville Kristen Stewart en Jean Seberg harcelée par le FBI

Culture A Deauville Kristen Stewart en Jean Seberg harcelée par le FBI

" Je suis vraiment en colère, raconte-t-elle à Mediapart". L'actrice avait alors entre 12 et 15 ans.

[Mis à jour le 4 novembre 2019 à 12h00] "Je veux raconter un abus malheureusement banal et dénoncer le système de silence et de complicité qui, derrière, rend cela possible".

Adèle Haenel, César de la meilleure actrice, le 20 février 2015. "Entre nous, on se disait que quelque chose n'était pas normal, qu'il y avait un souci", ajoute l'un des régisseurs.

Pour cette enquête, " Mediapart " a sollicité près de 40 personnes et 23 sont citées dans l'article. "Les rapports qu'entretenait Christophe avec Adèle n'étaient pas normaux, On avait l'impression que c'était sa fiancée, confie la régisseuse générale ayant travaillé sur Les Diables". On n'avait quasiment pas le droit de l'approcher ou de parler avec elle, parce qu'il voulait qu'elle reste dans son rôle en permanence. "On était très mal à l'aise dans l'équipe".

Adele Haenel, elle, ne mâche pas ses mots et réitère ses propos auprès de Médiapart en considérant le comportant du réalisateur comme "de la pédophilieet du harcèlement sexuel." .

Selon ses dires, le réalisateur lui aurait fait subir un "harcèlement sexuel permanent", des "attouchements sur les cuisses et le torse", des "baisers forcés dans le cou". A l'époque, Christophe Ruggia était âgé de 36 et 39 ans. Le réalisateur, mis en cause et contacté a posteriori par Mediapart, nie formellement les accusations, tout en refusant de répondre aux questions des journalistes. L'héroïne de " Portrait de la jeune fille en feu " explique que c'est à la suite de la diffusion du documentaire " Leaving Neverland " - le documentaire accusant Michael Jackson de pédophilie - qu'elle a regardé les choses autrement.

La comédienne a annoncé qu'elle ne portera pas plainte, estimant que la justice condamne "un viol sur cent" et "si peu les agresseurs".

Christophe Ruggia a expliqué via ses avocats qu'il " réfute catégoriquement avoir exercé un harcèlement quelconque ou toute espèce d'attouchement sur cette jeune fille alors mineure ".

Votre navigateur ne peut pas afficher ce tag vidéo.

Dernières nouvelles