Si on est au SMIC, faut peut-être pas divorcer

LCI- Julie Graziani choque avec ses propos sur une mère célibataire au SMIC: “Faut peut-être pas divorcer non plus !”

Quand une « éditorialiste » dézingue une mère isolée

Cette éditorialiste a, il faut le dire, tenu des propos plus que discutables sur le plateau de 24h Pujadas, émission dont elle est chroniqueuse sur LCI. Une femme interpelle Emmanuel Macron: "Je suis seule avec deux enfants, au SMIC". "Je ne vois pas trop comment je pourrai m'en sortir" dit-elle dans cet échange. Élevant seule ses deux enfants et touchant le SMIC (le salaire minimum en France), cette dame s'est adressée au président français en déclarant que "les aides ne sont pas terribles" pour les personnes dans sa situation.

Elle a trouvé bon de rétorquer: " C'est sûr qu'elle ne s'en sorte pas à ce niveau-là. Mais à un moment donné, je ne connais pas son parcours de vie à cette dame. Qu'est-ce qu'elle a fait pour se retrouver au SMIC, est-ce qu'elle a bien travaillé à l'école? Est-ce qu'elle a suivi des études? "À un moment donné, quand on se rajoute des difficultés sur des difficultés, et des boulets sur des boulets, on se retrouve avec des problèmes. ".

La tension monte chez les internautes qui s'indignent de ces propos. La secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a réagi interpellant la chaîne d'info. " Bonjour @LCI j'aimerais comprendre: quel est le message quand on blâme une femme de ne gagner que le SMIC puis qu'on lui reproche publiquement d'avoir divorcé? Selon le journaliste, "les propos de Julie Graziani ne sont pas un dérapage".

Après cette séquence très commentée sur les réseaux sociaux, Marlène Schiappa n'a pas tardé à s'interroger sur les propos de la chroniqueuse, décrite récemment par Arrêt sur Images comme "catholique traditionaliste ".

Sur LCI, la chroniqueuse Julie Graziani a vigoureusement critiqué les choix de vie d'une mère célibataire de deux enfants au Smic, en lui soufflant qu'elle n'avait peut-être pas assez travaillé à l'école ou encore qu'elle n'aurait pas dû divorcer. "Sous couvert d'opinion, un violent mépris des mères isolées!", a-t-elle écrit sur Twitter. Face à ce torrent de réactions, elle souhaité "mettre les points sur les i": "Je mets les points sur i". En effet, sur Twitter, elle a déclaré par la suite: " Chacun est responsable de ses parcours de vie. "Car même dans des situations difficiles, nous restons responsables des actes que nous choisissons et nous ne pouvons indéfiniment nous retourner vers l'État pour résoudre nos problèmes personnels ou pour nous victimiser", soutient-elle, ajoutant que "la solidarité devrait avant tout passer par la famille et les corps intermédiaires (tissu associatif local, solidarité de proximité, églises, œuvres de bienfaisance, etc.)".

Mais le 5 novembre, en début d'après-midi, sur le site de L'incorrect, elle rétro pédale, puis s'enfonce davantage: "La formule était provocatrice et blessante pour les intéressées". "Ça vous viendrait à l'idée d'avorter d'un bébé parce qu'il est noir?".

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