Burkina : 37 morts dans l'attaque d'un convoi d'une société minière canadienne

37 personnes ont été tuées 60 autres blessées dans une attaque à 40 km de la mine Boungou

37 personnes ont été tuées 60 autres blessées dans une attaque à 40 km de la mine Boungou

" Notre pays est encore sous le choc suite à l'attaque de cars transportant le personnel d'une société minière (SEMAFO) faisant malheureusement des victimes à l'Est", a déploré le chef du gouvernement Christophe Dabiré. Le Burkina ainsi que les pays du Sahel sont confrontés à des attaques terroristes principalement revendiquées par le groupe Etat Islamique.

Les cinq bus transportaient du personnel, des entrepreneurs et des fournisseurs liés à la compagnie minière, et ils étaient escortés par des militaires.

Ce 6 novembre, dans l'est du Burkina Faso, une attaque contre un convoi d'employés burkinabés de la société minière canadienne Semafo a fait au moins 37 morts 60 blessés, selon le gouverneur de cette région, Saidou Sanou.

Pour l'heure, le bilan officiel de l'incident établi par le gouverneur de la région de l'Est fait état de 37 morts et une soixantaine de blessés.

"Un véhicule militaire qui assurait l'escorte en tête de convoi a sauté sur un engin explosif".

Puis, en décembre 2018, le producteur d'or avait indiqué que les forces de sécurité gouvernementales avaient été la cible d'une attaque sur une route située à environ 40 kilomètres de sa mine de Boungou, ce qui avait coûté la vie à cinq personnes. "Deux cars qui transportaient des travailleurs ont ensuite essuyé des tirs nourris", a expliqué une source sécuritaire s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

L'entreprise canadienne Semafo a présenté ses condoléances "aux familles des victimes" et exprimé "son soutien résolu aux forces de sécurité du Burkina Faso" dans un communiqué. Mais le bilan de l'attaque de ce mercredi en fait la plus meurtrière perpétrée au Burkina Faso depuis le début de la spirale de violences djihadistes il y a près de cinq ans.

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