Retour triomphal des Springboks, champions du monde de rugby — Afrique du Sud

Coupe du monde de rugby : le retour des héros Springboks

Coupe du monde de rugby : le retour des héros Springboks

La première vague, emmenée par le troisième ligne Pieter-Steph du Toit, sacré meilleur joueur de l'année, et le demi de mêlée Faf de Klerk, a été accueillie par les chants et les danses d'une marée humaine aux couleurs vert et or.

La coqueluche de l'équipe, c'est évidemment le capitaine, le premier capitaine noir de l'histoire Siya Kolisi. "Merci à tous ceux qui sont venus pour nous accueillir ce soir".

Leur troisième trophée William Webb Ellis en main, l'équipe sud-africaine va entamer une série de parades populaires à Pretoria, Johannesburg, Soweto, Durban, East London, Port-Elizabeth puis au Cap. "Ils ont fait la guerre, ils l'ont gagnée et ils ont ramené la Coupe du monde en Afrique du Sud où elle est chez elle".

Le président a déclaré à la foule de fans: "Ce sont nos guerriers".

Il est aujourd'hui largement retombé.

"De plus en plus contesté, le gouvernement noir n'a pas manqué de se saisir du triomphe de ses rugbymen - contre tous les pronostics - sur ceux de l'ex-puissance coloniale".

Le chef de l'État a confirmé qu'il souhaitait faire entrer "d'ici trois ans" l'Afrique du Sud dans le top 50 des pays de la planète où le climat est le plus favorable aux affaires.

"Voilà l'héritage de Nelson Mandela, c'est ce qu'il aurait voulu", s'est enthousiasmé mardi Moemedi Mashiolane, un agent de sécurité noir de 45 ans venu se joindre à la foule pour acclamer ses champions à l'aéroport.

Avec cette victoire, a-t-il poursuivi, "ils nous ont mis sur la carte du monde ".

Ces rassemblements véhiculent une image positive de l'Afrique du Sud sur la scène internationale, un tableau fidèle à la " nation arc-en-ciel " souhaitée par Nelson Mandela il y a un quart de siècle, lors de la première victoire en Coupe du monde de rugby.

Car derrière la ferveur suscitée par ce titre mondial, la réalité raciale du rugby sud-africain est restée plus contrastée.

Reste que les Springboks, qui ont décroché le 2 novembre leur troisième titre mondial depuis la création de l'épreuve, n'hésitent pas à investir quant à eux les clubs étrangers européens ou asiatiques. Il a fallu une politique récente et très controversée de quotas pour qu'ils soient six - pas même la moitié - à commencer la finale contre l'Angleterre.

De nombreuses célébrations sont prévues dans les principales villes du pays.

"Aujourd'hui c'est l'euphorie, il faut maintenant réussir à la transformer en changements concrets".

Dernières nouvelles