De quoi meurent les Français ?

Cancers maladies cardiaques suicides de quoi meurt-on le plus en France

Cancers, maladies cardiovasculaires... De quoi meurent les Français ?

De quoi meurt-on en France? Ainsi, de façon générale, le taux de mortalité toutes causes confondues a continué à diminuer depuis les années 2000, vraisemblablement grâce aux avancées de la médecine et de la prévention, montre le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France.

Ainsi, si le cancer reste depuis 2004 la première cause de mortalité dans notre pays, devant les maladies cardiovasculaires, le risque de mourir d'un cancer régresse pourtant. Et la part des décès prématurés (avant 65 ans) de toutes causes chez les hommes est restée supérieure à celle observée chez les femmes (22,6 % contre 11,3 %).

Les maladies cardiovasculaires font de moins en moins de morts en France.

Concernant les maladies cardiovasculaires, " le développement des plateaux techniques de cardiologie interventionnelle pour les cardiopathies ischémiques et surtout des unités neurovasculaires (UNV) pour les accidents vasculaires cérébraux permet une diminution de la mortalité, malgré le nombre croissant d'AVC".

On meurt moins de maladies cardiovasculaires: les taux de mortalité ont diminué d'un quart entre les deux périodes étudiées. Malgré cette baisse, les maladies cardiaques restent toujours la première cause de décès chez les femmes, qui font plus d'AVC que d'infarctus mortels. A l'inverse des hommes. De son côté, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), rappelle que si le tabagisme est en effet le principal de risque concernant le cancer du pancréas, une alimentation riche en graisses et viandes, pauvres en fibres, ainsi que la sédentarité pourraient favoriser à moindre échelle, la survenue de ces tumeurs. Le cancer du pancréas a augmenté en seize ans pour les deux sexes et le cancer du cerveau a augmenté sur la deuxième période, 2008-2016, dans "un contexte d'essor des technologies liées aux radiofréquences".

"Les points d'alerte" sont l'augmentation du cancer du poumon chez la femme, ainsi que celles du cerveau et du pancréas, souligne Grégoire Rey. Si globalement, depuis le début des années 2000, les taux de mortalité baissent, certaines pathologies tuent de plus en plus.

Les décès par suicide sont également en déclin: près de 8 500 en 2016 contre 11 400 dix ans auparavant. En fait, les baisses les plus marquantes ont été repérées dans 3 catégories: le VIH/Sida, les accidents de transport et les cardiopathies ischémiques.

Ainsi, la forte réduction de la mortalité par accident de la route peut notamment être attribuée aux évolutions de contrôle, comme l'implantation des radars automatiques et "probablement à l'amélioration de la qualité des véhicules, en termes de sécurité et de solidité ", notent les auteurs.

Enfin, le virus du sida fait lui aussi de moins en moins de victimes. En 2016, Santé Publique France recensait 300 morts par sida, contre 4.800 en 1994.

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