Formation professionnelle: lancement de l'appli moncompteformation

Formation professionnelle : lancement de l'appli "moncompteformation"

Edouard Philippe a ainsi donné le top départ jeudi matin depuis le campus de l'automobile de Guyancourt (Yvelines), aux côtés de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui va ensuite assurer la promotion du nouveau dispositif au Forum des Halles. "L'appli permet une démocratisation de la formation", affirme ainsi l'entourage de Muriel Pénicaud alors que le système actuel est unanimement critiqué pour sa complexité.

Pour le ministère du Travail, il s'agissait de l'outil idéal pour " démocratiser la formation " et profiter ainsi de son compte personnel de formation sur lequel est versé 500 euros par an.

L'exécutif parie beaucoup sur cet outil pour relancer la formation professionnelle, trop peu utilisée par les Français, et ce alors que le chômage reste élevé, que des métiers évoluent et que certains secteurs peinent à recruter. Pour les personnes non qualifiées, ce compte est crédité d'un montant plus important, à savoir 800 € par an dans la limite de 8 000 €.

Développée par la Caisse des dépôts, l'appli permettra à chaque salarié de connaître ses droits, de trouver, de réserver et de payer la formation de son choix. Il sera également possible d'ici quelques mois de noter et d'évaluer les formations suivies. Dès aujourd'hui, 100 000 sessions de formations sont disponibles, pour un montant moyen tournant autour de 1 400 euros. Les droits du salarié s'affichent alors: 1.440 euros (96 heures de CPF fois 15 euros), par exemple, s'il n'a encore jamais fait de formation et utilisé son CPF. Depuis 2017, moins d'un tiers des actifs ont ouvert un CPF et les inégalités dans l'accès à la formation (qui se concentre toujours essentiellement sur les salariés des grands groupes déjà formés) ne se sont pas réduites. L'objectif est qu'un million de personnes l'utilisent chaque année.

Mais, l'aspect " individuel", vanté par le gouvernement, est critiqué par le patronat et les syndicats, qui craignent que des salariés dilapident leurs euros dans des formations qui ne leur seraient pas utiles. La question de l'individualisation de la formation est aussi soulevée par certains.

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