VIH : plus de 6 000 nouveaux cas en France en 2018

VIH des tests en hausse et des découvertes de séropositivité en baisse

Des kit d'auto-diagnostic du VIH dans une pharmacie à Paris le 14 septembre 2015- BERTRAND GUAY

A l'approche de la journée mondiale de lutte contre le Sida le 1 décembre, Santé publique France consacre un numéro spécial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire à la maladie. Selon les données qu'il a recueillies auprès des laboratoires d'analyses, 5,8 millions de tests y ont été réalisés l'an dernier, soit une augmentation de 3% par rapport à 2017 (et de 11% si l'on prolonge la comparaison jusqu'à 2013).

Dans le même temps, le taux de positivité a lui diminué de 13%, passant à près de 6 200. Plus de la moitié d'entre elles n'avaient jamais été testées auparavant (près du tiers des homosexuels/HSH et la moitié des hétérosexuels).

"La diminution du nombre de découvertes de séropositivité, couplée à une augmentation de l'activité de dépistage, peut refléter une diminution du nombre de personnes infectées non diagnostiquées et/ou une diminution de l'incidence (nouveaux cas, ndlr) depuis plusieurs années", notent Françoise Cazein (SpF) et ses collègues.

Un quart de ces découvertes étaient précoces et 29% à un stade avancé de l'infection, des proportions stables sur les trois dernières années. L'agence explique ainsi que le nombre de personnes diagnostiquées à un stade avancé de l'infection montre que le dépistage doit encore progresser.

La régression des séropositifs en France n'est pas isolée. Dans les grands pays européens tels que l'Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-bas, la Grèce ou encore l'Autriche, les nouveaux diagnostiqués sont également en baisse. En effet, 90% des 18-75 ans se déclarent en faveur d'un dépistage du VIH au moins une fois au cours de la vie.

Si les populations faisant l'objet d'une recommandation de dépistage sont globalement mieux dépistées que les autres, "environ une personne née en Afrique subsaharienne sur cinq et un HSH sur cinq n'ont jamais été testés pour le VIH", relève Mme Delpech. Ces découvertes concernaient particulièrement les usagers de drogues injectables.

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